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SELON LE « CENTRE SOCIAL DE SADA » : 800 violations numériques contre le contenu palestinien en février 2026 

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Le « Centre Social de Sada » basé à Mayotte a révélé avoir recensé 800 violations numériques ciblant le contenu palestinien sur les réseaux sociaux au cours du mois de février 2026, soulignant la persistance des campagnes d’incitation à la haine, de restriction du contenu et l’usage croissant de l’espace numérique comme outil de surveillance et de pression.

Dans un communiqué, le centre a indiqué que ces chiffres témoignent d’une attaque continue contre la narration palestinienne, qu’elle soit orchestrée par des utilisateurs ou via les politiques de restriction appliquées par certaines plateformes sociales. Les données de surveillance montrent que la plateforme X a été la plus touchée, avec 424 violations, suivie par Telegram (266) et Facebook (110). Ces atteintes comprenaient des campagnes d’incitation, des menaces, de la diffamation ainsi que des mesures techniques telles que la suppression ou la restriction de comptes et l’impossibilité d’interagir avec certains contenus.

Journalistes et médias palestiniens visés

Le rapport précise que près de 13 % des violations documentées ont concerné des journalistes et institutions médiatiques palestiniennes, dans le cadre de campagnes numériques visant à discréditer et à faire taire la presse palestinienne. Sadà Social a signalé que le ministre israélien de la Guerre avait ordonné la fermeture d’au moins cinq pages médiatiques spécialisées dans l’actualité de Jérusalem, un geste interprété par le centre comme une escalade ciblant les médias palestiniens en ligne. Par ailleurs, 13 cas de violations directes ont été enregistrés sur différentes plateformes, notamment Instagram, TikTok, YouTube et WhatsApp, consistant en suppression ou restriction de comptes. Une institution médiatique chilienne a également signalé que Instagram avait retiré du contenu lié à Gaza, illustrant la continuité des restrictions sur les publications en lien avec la cause palestinienne.

Fraude numérique et usurpation d’identité

Le centre a documenté trois cas d’usurpation d’identité et de tentatives de fraude numérique, incluant la création de comptes fictifs se faisant passer pour des militants palestiniens afin de soutirer de l’argent ou tromper les utilisateurs. De plus, le retrait temporaire d’une application développée par un développeur palestinien sur Google Play, avant sa remise en ligne sans explication, a été observé. Ces incidents reflètent, selon le rapport, la persistance d’atteintes systématiques et multiformes contre les Palestiniens sur le plan numérique, incluant l’incitation organisée, la restriction de contenu et la surveillance des activités en ligne.

Les femmes palestiniennes également ciblées

Les femmes palestiniennes ont représenté environ 4 % des violations recensées en février, incluant diffamation, incitation et violence verbale. Le centre a notamment documenté une campagne de dénigrement visant une journaliste palestinienne, incluant la diffusion de photos truquées et de contenus générés par intelligence artificielle. Sadà Social a recommandé le renforcement des programmes de sécurité numérique pour les journalistes et militants palestiniens, avec un accent particulier sur la protection des femmes. Le centre a également plaidé pour des campagnes de sensibilisation auprès des utilisateurs palestiniens sur les risques liés à l’incitation en ligne, l’usurpation d’identité et la fraude électronique. Le centre a insisté sur la nécessité pour les plateformes sociales, notamment X, Telegram et Facebook, de revoir leurs politiques concernant le contenu palestinien et d’appliquer des normes transparentes et non discriminatoires. Enfin, Sadà Social a souligné l’importance de développer des outils spécialisés pour surveiller et documenter les violations numériques, y compris celles impliquant l’usage de l’intelligence artificielle dans les campagnes de diffamation ou d’usurpation d’identité, afin de soutenir des actions légales internationales.

M. S.

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