Snechu

Revalorisation de la pension de retraite des hospitalo-universitaires : Le Snechu saisira le Premier ministre

Quelques jours après avoir eu à rencontrer les deux ministres de tutelles, en l’occurrence le Pr Mokhtar Hasbellaoui et Tahar Hadjar, le Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires (Snechu) a tenu son Conseil national durant lequel il a été souligné la nécessité de saisir, encore une fois, le Chef du gouvernement pour déterminer l’âge de départ à la retraite ainsi que l’application de la nouvelle loi régissant la retraite leur permettant de bénéficier d’une retraite digne à 80% du salaire, contre 55% actuellement. Se réunissant en session ordinaire, les 17 et 18 janvier derniers, et ce en présence des membres des bureaux régionaux des facultés de médecine (Alger, Béjaïa, Blida, Constantine, Oran, Sétif, Batna, Tlemcen et Ouargla), le Conseil national a eu à aborder plusieurs points. Selon le communiqué de presse, le Conseil national a pris de nombreuses décisions, dont, en premier lieu, la tenue des assemblées générales au niveau de chaque faculté de médecine pour informer l’ensemble des adhérents du SNECHU des propositions faites par les tutelles lors de la réunion du 24 décembre dernier. Également, il a été souligné la «nécessité de saisir, encore une fois, le Chef du gouvernement pour l’application de l’âge de la retraite pour les enseignants hospitalo-universitaires et l’application de la nouvelle loi régissant la retraite permettant aux professeurs hospitalo-universitaires de bénéficier d’une retraite digne à 80% à l’instar des autres fonctionnaires des secteurs public et privé». Selon le même document, le Conseil national dudit syndicat a abordé « l’engagement pour le rajeunissement de l’élite hospitalo-universitaire», sans oublier «la demande de la levée du gel de la fin de fonction de chefferie de service». Enfin, le Snechu a souligné, «la périodicité des différents concours d’accès aux grades et de chefferie de service». Pour ce qui est des points abordés, lors de ce conseil, le document a noté qu’il était question de présenter les réponses des deux tutelles aux propositions des commissions techniques formulées lors de la réunion avec la tutelle. Les sous- commissions en question, concernent les dossiers de la retraite, les textes d’application de l’activité lucrative ainsi que les sciences fondamentales. Le second point présenté, lors de ce conseil, concerne la présentation de l’arrêt du processus de la fin de fonction de chefferie de service initié par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Pour ce qui est du troisième dossier, il concerne le concours des enseignants hospitalo-universitaires d’accès aux grades (MAT-MCA-Professeur) et Concours de chefferie de service. L’autre point abordé concerne la stratégie du SNECHU pour l’année 2019. Pour rappel, le taux de calcul de la pension de retraite appliqué jusque-là au profit des enseignants-chercheurs hospitalo-universitaires ne dépassait pas 55% du salaire. Les deux ministres ont donné leur accord pour revaloriser ce taux pour atteindre les 80%, mais la décision n’a pas encore été appliquée. La revalorisation de la pension de retraite n’est pas la seule revendication que le syndicat a réussi à arracher. En effet, le Snechu a, en outre, pu arracher l’accord de principe sur l’activité complémentaire, gelée du temps de Boudiaf. Les deux tutelles ont, par ailleurs, dit oui pour l’organisation des concours tous les deux ans. Le Snechu a demandé également une solution juridique pour la revalorisation de l’indemnité hospitalière et la création d’un comité de coordination entre le ministère de l’Enseignement supérieur et celui de la Santé pour gérer les contentieux dans le secteur. Malgré ces avancées, le Snechu continue de demander la révision du statut particulier de ce corps médical.
Lamia Boufassa