Libye

RETRAIT DES FORCES ET MERCENAIRES ÉTRANGERS ET ÉLECTIONS GÉNÉRALES LE 24 DÉCEMBRE PROCHAIN / Libye : focus sur la conférence de Berlin II

La conférence de Berlin II sur la Libye a ouvert ses travaux hier après -midi, dans la capitale allemande, avec la participation de quatorze pays, quatre organisations internationales, les Nations unies, l’Union africaine, l’Union européenne et la Ligue des États arabes et pour la première fois, le gouvernement libyen présent à ce rendez-vous berlinois, le second du genre sur la Libye.

Les deux ministres des Affaires étrangères chinois et russe n’ont pas répondu à l’invitation de son côté, le secrétaire d’État américain, Antony Blinken a demandé le retrait des forces étrangères de Libye juste avant le début du sommet à Berlin, sur un pays, déstabilisé par les violences et un conflit armé, suite à l’intervention de l’Otan, dans la crise libyenne, il y a une décennie. C’est le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas et le premier responsable du gouvernement de transition libyenne, Abdelhamid Dbeibah qui ont donné, dans l’après-midi d’hier le coup d’envoi des travaux de la deuxième conférence de Berlin sur la Libye, au siège du ministère allemand des Affaires étrangères avec la participation de représentants de 20 pays et organisations internationales et celle du SG de l’ONU, Antonio Guterres par vidéoconférence . Outre l’évaluation des étapes franchies depuis Berlin 1 sur la Libye, notamment le cessez-le-feu, octobre dernier et le processus politique inter-libyen, ayant abouti à la formation du Haut conseil présidentiel et d’un gouvernement d’unité nationale, le retrait des soldats et mercenaires étrangers a été le point central ainsi que l’unification de l’institution militaire au menu, en prévision des élections générales du 24 décembre prochain. . Plusieurs initiatives et plans présentés jusque-là à la fois par les autorités libyennes, l’ONU et des pays tiers concernant le retrait des soldats et mercenaires étrangers ont été abordés, hier, par les participants, notamment les acteurs occidentaux clé sur la scène libyenne, depuis 2011. Alors que les résolutions onusiennes et l’Union africaine soulignent leur retrait total, option réclamé notamment par les autorités libyennes, le plan proposé par Paris porte quant à lui un retrait par étape, d’une durée de six mois. Il est à noter que la veille de la conférence de Berlin, le président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed Al-Manfi, et le Premier ministre italien, Mario Draghi, ont discuté, à Rome, de plusieurs dossiers communs, selon un communiqué du bureau des médias du président du Conseil présidentiel libyen, qui n’a pas donné d’indication sur la durée de la visite. De son côté le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken avant quelques heures du début de la conférence de Berlin sur la Libye a déclaré que «  l’accord de cessez-le-feu doit être pleinement mis en œuvre, y compris par le retrait de toutes les forces étrangères de Libye » lors d’une conférence de presse commune à Berlin avec son homologue allemand, Heiko Maas. Indiquant plus loin Washnigton et Berlin «  partagent (l’objectif d’une Libye souveraine, stable, unifiée et sûre, libre de toute ingérence étrangère,», Antony Blinken poursuit « c’est ce que le peuple mérite, et c’est essentiel pour la sécurité régionale » qui après Berlin, se rendra en visite officielle, dans deux autres pays européens, l’Italie et la France.
K. B.