Représailles de l’EI contre les intérêts US au Maroc : le département d’État US met en garde

Le département d’État a mis en garde contre un «risque accru» de représailles de l’EIIL (Etat Islamique en Irak et au Levant) contre les entreprises américaines opérant en Afrique du Nord, principalement au Maroc, en raison de la campagne militaire américaine contre cette organisation, selon Fox News.

L’avertissement, «qui est spécifique au Maroc», est contenu dans un rapport en date du 7 octobre du Bureau de la sécurité diplomatique et de son Conseil consultatif sur la sécurité à l’étranger (OSAC) que la chaîne américaine dit avoir obtenu. «Bien qu’aucune indication spécifique ou des renseignements crédibles ne soient cités, le message avertit que +comme le gouvernement américain étend ses efforts de lutte contre l’EIIL, il y a un risque accru que le secteur privé des États-Unis et les intérêts civils peuvent être ciblés+», note Fox News sur son site internet. Le rapport intitulé, «l’EIIL à l’extérieur de l’Irak et de la Syrie: le Maroc», avertit également que ce pays d’Afrique du Nord «a maintenant un des plus importants contingents de combattants étrangers – entre 1500 et 2000 – en Syrie et en Irak». Le rapport souligne notamment les liens entre l’État islamique et ses membres dans d’autres pays, au moment ou les États-Unis pilonnent des positions de l’EIIL en Irak et en Syrie. L’avertissement du Conseil consultatif sur la sécurité à l’étranger détaille cinq incidents entre le 11 juillet et le 12 septembre au cours desquels les autorités marocaines ont démantelé des cellules de recrutement, avorté des tentatives et des efforts pour se rendre en Irak et en Syrie, ou relevé le niveau de menace, ajoute Fox News. «Sans donner les détails, il est dit (dans le rapport) : +Les autorités marocaines ont découvert des plans pour attaquer à l’intérieur du Maroc+», indique la même source. Un analyste de la lutte antiterroriste cité par Fox News a déclaré que deux Marocains, deux anciens détenus de Guantanamo, Ibrahim Bin Shakaran et Mohammed al-Alami, «ont joué des rôles de premier plan avec des extrémistes d’Al-Qaïda en Syrie – avant l’annonce de leur mort». La semaine passée, les États-Unis avaient déjà exprimé leurs craintes d’attentats perpétrés dans le monde contre des intérêts occidentaux, en représailles aux opérations militaires contre le groupe État islamique (EI) en Syrie et en Irak. «Les autorités pensent qu’il y a une probabilité croissante d’attentats de représailles contre des intérêts américains, occidentaux et ceux des partenaires de la coalition tout autour du globe, notamment au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, en Europe et en Asie», avait met en garde la diplomatie américaine.

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