Le ministère de l’Industrie a révélé que la Compagnie sidérurgique algérienne anciennement appelée (El Hadjar) a approuvé une étude de faisabilité, dont le but est de porter le niveau de production de fer et d’acier de l’usine à 3 millions de tonnes par an. Dans une réponse écrite à une question posée par un membre de l’Assemblée populaire nationale , le ministère de tutelle a confirmé qu’il menait des négociations avancées avec un opérateur étranger en vue d’établir un partenariat stratégique dans l’industrie sidérurgique. Dans le cadre de la transformation industrielle de ce complexe stratégique, le ministère a annoncé une série de mesures visant à assurer la transition technologique et énergétique en améliorant l’outil de production actuel grâce à l’intégration d’équipements modernes et au remplacement progressif des équipements de production traditionnels par des technologies plus efficaces et moins coûteuses. Il s’agira en outre de valoriser les ressources nationales, notamment le minerai de fer de Tébessa et de Gara Djebilet, et la reconstruction industrielle progressive du complexe conformément aux normes internationales de compétitivité, en plus de la réorientation stratégique vers des produits à forte demande sur le marché national tout en ciblant les marchés mondiaux. Concernant le déclin des performances globales de l’usine, le ministère l’a attribué à des contraintes structurelles héritées et qui se sont aggravées, principalement par le retrait de l’ancien partenaire étranger sans qu’il ait rempli ses obligations envers l’usine en termes de développement et d’investissement, en plus de l’obsolescence et de la détérioration avancées des installations industrielles. Le ministère a également cité la dépendance aux matières premières importées, qui représentent plus de 50 % des coûts de production, et un déséquilibre dans la structure financière qui limite les capacités d’autofinancement, que ce soit en matière d’exploitation ou d’investissement, ainsi qu’une érosion tangible de l’avantage concurrentiel en matière de prix.
800 000 tonnes de rond à béton par an pour commencer
Face à cette situation, le ministère a élaboré un ensemble de mesures et de procédures pratiques dans le cadre d’une phase transitoire, dont certaines ont déjà été mises en œuvre et d’autres sont encore en cours. Il s’agit notamment de la reprise progressive de la production à partir de produits semi-finis, ce qui contribuera à réduire les délais de production et à tirer parti de conditions de coûts plus compétitives. Outre la génération de flux de trésorerie destinés à couvrir les dépenses internes et la préparation d’un dossier d’assainissement financier visant à rétablir l’équilibre financier de l’institution, il a également été indiqué que celle-ci avait bénéficié d’équipements liés à l’usine de production d’acier pour béton, ce qui lui permettra d’augmenter sa capacité de production d’environ 800 000 tonnes par an.
Ania N.
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