Près d’un million de candidats concernés : concours de recrutement des enseignants, aujourd’hui

Le coup d’envoi de l’épreuve écrite du concours de recrutement de 28 000 enseignants dans le secteur de l’éducation nationale sera donné aujourd’hui. Le concours qui concernera pas moins de 970 000 candidats se déroulera dans 1 500 centres sur le territoire national. L’heure de vérité a sonné pour les 970 000 inscrits ayant déposé leur dossier de candidature au poste d’enseignant dans l’un des trois cycles éducatifs. Après s’être, en effet, inscrits sur le site de l’ONEC et rempli une fiche de renseignements à partir du 27 mars dernier, les candidats ont d’une manière organisée et toujours par le biais d’internet déposé leur dossier dans les centres vers lesquels ils ont été orientés. Cette opération a été suivie à partir du 20 avril dernier par le retrait des convocations qu’il faudra présenter le jour de l’examen. Le ministère de l’éducation nationale a mis en place prés de 1 500 centres d’examens à l’échelle nationale, s’assurant que chaque wilaya aura un quota de 20 à 30 centres. Il est nécessaire de relever que, lors de ce concours vers lequel les attentions sont tournées, la concurrence s’annonce rude pour ces milliers de personnes. Devenir enseignant semble, en effet, ne pas être une tache facile puisque le nombre d’inscrits dépasse largement le nombre de postes proposés. De plus, les candidats sont de catégories différentes, ceux qui sont fraichement sortis de l’université, ceux qui ont déjà un diplôme dépassant 5 ans ou encore des contractuels du secteur qui ont pour la plupart plus de 5 ans d’expérience. La chance sera forcément du côté de celui qui a plus de compétences d’où la décision de programmer l’épreuve écrite seulement, les choses se sont compliquées après le mouvement de contestation engagé par les enseignants contractuels. Dans ce cadre, il convient de rappeler que le ministère de l’éducation nationale en concertation avec la Fonction publique ont décidé de comptabiliser l’expérience de cette catégorie d’enseignants qui revendiquaient une intégration directe, ce qui leur donnera plus de chance d’être admis que les autres. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal avait lui aussi assuré les contestataires qui étaient rentrés dans une grève de faim et qui organisaient des séries de rassemblements, de faire le nécessaire pour eux s’ils se présenteraient au concours. Ces assurances qui ont pour but de mettre fin à la grogne des contractuels laissent pourtant croire que si tous les contractuels se présentent en effet les autres candidats ne seront pas admis. Pourtant, la tutelle avait assuré le respect des égalités des chances pour tout le monde, ira-t-elle au bout de ses promesses ? Toujours en ce qui concerne cet examen, il faudra rappeler également que certains syndicats ont pris la décision de le boycotter et ne pas y prendre part. C’est le cas du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), le Conseil national du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (CNAPESTE) et enfin le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE). Du côté des autres formations syndicales, il est nécessaire de mettre en place un bon dispositif de surveillance lors de cet examen comme celui du baccalauréat. Pour couper court à toute tentative de favoritisme et de corruption les représentants des travailleurs du secteur de l’éducation ont exigé l’adoption du principe de la copie anonyme. La ministre du secteur Nouria Benghebrit, avait assuré pour sa part que toutes les dispositions ont été prises pour que l’épreuve écrite se déroule dans de bonnes conditions. étant l’organisateur de ce concours l’ONEC a pris toutes les mesures nécessaires pour qu’il n y ait pas de dérapages, avait-elle indiqué. L’épreuve écrite qui se déroulera aujourd’hui sera suivie les 8 et 9 juin prochains des épreuves orales. Les candidats qui y prendront part seront informés des résultats définitifs le 30 juin 2016 par internet.
Ania Nait Chalal