A quelques jours de l’Aïd el-Fitr, les soirées prennent une atmosphère particulière dans plusieurs quartiers d’Oran. Dans les salons de coiffure comme dans les maisons familiales, une tradition ancestrale refait surface : l’application du henné. Entre discussions et odeur caractéristique de la pâte végétale, femmes et jeunes filles se retrouvent pour marquer à leur manière l’arrivée imminente de la fête. Pendant près d’une dizaine de jours précédant l’Aïd, les « hannayate », ces artistes spécialisées dans le dessin au henné, multiplient les rendez-vous. Certaines rejoignent les salons d’esthétique pour renforcer les équipes, tandis que d’autres préfèrent travailler à domicile, se déplaçant de famille en famille. Dans plusieurs salons de la capitale de l’Ouest, l’activité s’intensifie particulièrement après la rupture du jeûne. Les clientes arrivent souvent en groupe, parfois accompagnées de leurs filles ou de leurs cousines. La soirée se transforme alors en véritable moment de préparation collective pour l’Aïd. « Les derniers jours avant la fête sont les plus chargés « , raconte Radia, gérante d’un salon de coiffure au quartier Millenium. « Les femmes viennent surtout après le ftour. Certaines nuits, nous travaillons jusqu’à deux ou trois heures du matin pour répondre à toutes les demandes ».
Véritables œuvres miniatures
Au fil du temps, les styles de henné ont considérablement évolué. Autrefois, les motifs restaient simples : une paume entièrement colorée ou un cercle au centre de la main. Aujourd’hui, les dessins sont devenus de véritables œuvres miniatures. Arabesques délicates, motifs floraux, lignes fines et entrelacées : les mains se transforment en toiles éphémères. Les dessins couvrent parfois toute la main, s’étendent vers le poignet ou remontent le long des doigts. Les hannayates puisent leur inspiration à la fois dans les motifs traditionnels et dans les nouvelles tendances diffusées sur les réseaux sociaux. Cette évolution demande davantage de précision, mais aussi plus de temps pour chaque cliente. Kawter, une jeune hannaya, pratique cet art depuis cinq ans. Equipée de ses cônes de henné et de ses modèles, elle se déplace directement chez ses clientes, le plus souvent sur rendez-vous. « Je prends entre 300 et 500 dinars pour une main, selon le motif et le temps que cela demande », explique-t-elle. « Mais en général, ce n’est pas pour une seule personne. Quand j’arrive dans une maison, toute la famille veut faire le henné : la mère, les filles, parfois même les voisines » . Ces soirées deviennent alors de véritables moments de convivialité. Assises en cercle dans le salon, les femmes discutent, échangent des anecdotes et observent les dessins apparaître peu à peu sur les mains encore immobiles. Pour certaines jeunes filles, c’est aussi un petit rituel initiatique. Yasmine, 13 ans, vient de se faire appliquer son premier tatouage au henné pour l’Aïd. « C’est la première fois que j’en fais pour la fête », dit-elle avec un sourire, en tenant sa main soigneusement levée pour ne pas abîmer le motif. « J’ai choisi un dessin avec des fleurs. J’ai hâte de voir la couleur demain », ajoute-t-elle. Malgré cet engouement, le métier de hannaya reste souvent précaire. L’activité dépend largement des saisons et des célébrations. « On travaille surtout pendant les mariages en été et avant certaines fêtes religieuses », explique Kawter. « L’Aïd el-Fitr, l’Aïd el-Adha ou encore le Mawlid sont les périodes où l’on a le plus de demandes. Le reste du temps, c’est plus calme », confie-t-elle. Mais pour beaucoup de femmes à Oran, le henné demeure bien plus qu’une simple parure. A l’approche de l’Aïd, il reste un symbole de fête, de partage et de transmission, perpétuant un rituel qui traverse les générations. (APS) 31083/060/59264/59172Khenchela : lancement des travaux de réalisation d’une maison de jeunes à Khirène (responsable) Jeunesse-infrastructures-projet KHENCHELA, 15 mars 2026 (APS)- Les travaux de réalisation d’une maison de jeunes dans la commune de Khirène (wilaya de Khenchela) ont été lancés » à la fin de la semaine passée « , a-t-on appris dimanche auprès du directeur de la jeunesse et des sports (DJS). M. Yazid Zouaoui a précisé que » dans le cadre du programme de renforcement des structures de jeunes dans les localités du Sud de la wilaya, le coup d’envoi a été donné pour les travaux de construction d’une maison de jeunes dans la commune de Khirène avec un délai n’excédant pas 12 mois conformément au cahier de charges du marché public de ce projet « . L’enveloppe financière allouée à ce projet dont le gel a été levé après 11 années d’attente dépasse 51 millions DA, a ajouté le même responsable. Cette future maison de jeunes comprendra de multiples espaces pour les activités culturelles, pédagogiques et de loisirs dont des salles polyvalentes, de lecture et d’informatique en plus de bureaux administratifs de sorte à accueillir les activités et initiatives de jeunes et du mouvement associatif de la région, selon la même source. A terme, cette structure offrira un espace pédagogique, culturel et social pour l’encadrement des jeunes de cette collectivité locale reculée, a estimé le directeur de la jeunesse et des sports.











































