Dans les laboratoires d’aujourd’hui se fabrique souvent l’économie de demain. C’est un peu l’idée qui flotte derrière la démarche annoncée par les autorités : façonner une intelligence artificielle qui ne soit pas simplement importée, mais pensée pour la réalité du pays.
Le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Microentreprises, Noureddine Ouadah, a affirmé, mardi à Médéa ,que son département travaille au développement de modèles d’intelligence artificielle (IA) adaptés aux spécificités nationales. S’exprimant à la presse en marge d’une visite de travail dans la wilaya, en compagnie du wali Djilali Doumi, le ministre a souligné l’importance croissante de l’IA dans de nombreux domaines, notamment l’économie et la sécurité régionale. Selon lui, cette évolution impose de développer des solutions technologiques prenant en compte la culture, les traditions et les valeurs de la société algérienne. M. Ouadah a indiqué que son département collabore avec plusieurs experts afin de concevoir des modèles d’IA répondant aux besoins spécifiques du pays. Dans ce cadre, il a insisté sur la nécessité de former les jeunes et de les sensibiliser à une utilisation consciente et maîtrisée de ces technologies, appelées à jouer un rôle de plus en plus déterminant dans les transformations économiques. Le ministre a également évoqué les différents mécanismes de soutien mis en place par l’État pour encourager l’entrepreneuriat des jeunes, notamment à travers la création de start-up et de microentreprises. « L’entrepreneuriat est ouvert à toute personne capable d’apporter une valeur ajoutée à l’économie locale et nationale», a-t-il souligné. Au cours de cette visite, le ministre s’est rendu à l’Université Yahia Farès de Médéa où il a rencontré des étudiants et échangé avec eux sur les défis rencontrés par les porteurs de projets. Il les a également informés des dispositifs d’accompagnement et de financement mis à leur disposition, dans le but de renforcer les passerelles entre l’université et l’économie nationale. M. Ouadah a, par ailleurs, mis en avant le rôle stratégique de l’université dans la construction d’une économie moderne et compétitive, la qualifiant de véritable réservoir de savoir, de technologie et de compétences humaines capables de dynamiser l’activité économique, notamment à travers l’innovation, la création de start-up et le développement de micro-entreprises. La visite a aussi été l’occasion pour le ministre d’inspecter plusieurs projets financés dans le cadre de dispositifs publics de soutien. Parmi eux figurent une micro-entreprise spécialisée dans la programmation d’applications et l’installation de réseaux à Berrouaghia, ainsi qu’une autre entreprise dédiée à la production industrielle de produits en béton dans la commune de Zoubiria. Derrière ces initiatives se dessine une idée simple mais ambitieuse : si l’intelligence artificielle devient un moteur de puissance économique dans le monde, alors la maîtriser localement — avec ses propres données, ses propres besoins et ses propres talents — pourrait bien devenir un levier stratégique pour l’économie nationale.
M. Seghilani













































