Accueil À LA UNE MAROC : L’arrestation d’un jeune rappeur engagé, à Fès, provoque l’indignation 

MAROC : L’arrestation d’un jeune rappeur engagé, à Fès, provoque l’indignation 

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Un jeune rappeur marocain connu pour ses chansons virales dénonçant la corruption et la politique de normalisation avec l’entité sioniste a été placé en garde à vue à Fès. 

Cette affaire est déjà qualifiée, par des organisations de défense des droits humains, d’« atteinte flagrante à la liberté d’expression ».

Il s’agit de Souhaïb Qabli, âgé de 20 ans, étudiant originaire de Taza et connu sous le nom de scène « Al-Hassel ». Le jeune artiste s’est fait remarquer sur les réseaux sociaux grâce à des textes engagés critiquant le Makhzen et les injustices sociales. Ses chansons, largement relayées en ligne, ont rencontré un fort écho auprès de la jeunesse marocaine. Selon ses proches, Souhaïb Qabli a été convoqué lundi matin par les autorités sécuritaires marocaines. Il aurait été retenu plusieurs heures sans pouvoir contacter sa famille, avant que son placement officiel en garde à vue ne soit confirmé dans la soirée. Sa famille a exprimé une vive inquiétude et réclame des explications claires sur les motifs de son interpellation. 

Le rappeur est connu pour aborder dans ses œuvres des thèmes sociaux et politiques sensibles, notamment la situation socio-économique, la critique des politiques publiques, son opposition à la normalisation avec l’entité sioniste, ainsi que ses appels à la liberté et à la justice sociale. L’annonce de son arrestation a suscité une importante vague de solidarité sur les réseaux sociaux, dont #L’ArtN’estPasUnCrime et #LibérezSouhaïb. De son côté, Association marocaine des droits humains (AMDH) a indiqué suivre l’affaire de près et s’est engagée à tenir l’opinion publique informée de son évolution. Pour plusieurs observateurs, cette interpellation s’inscrit dans une série de poursuites visant des artistes et créateurs de contenu critiques à l’égard des politiques du Makhzen. Ils y voient le signe d’un durcissement sécuritaire face aux voix dissidentes au Maroc.

M. Seghilani

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