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L’EXPERT ABDELMALEK SERRAÏ ABORDE, AVEC LE COURRIER D’ALGÉRIE, LE BOULEVERSEMENT MONDIAL : « Les pays arabes sont forcés de réagir vite »

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L’expert en économie Abdelmalek Serraï a insisté sur la mise en œuvre rapide de cellules de suivi de toutes les actions qui ont été retenues lors du sommet des chefs d’États arabes tenu les 1er et le 2 novembre à Alger.
« Les pays arabes sont dans l’obligation de réagir vite », alerte Serraï, notamment en dépit de ce qui ce passe sur le plan international tels la crise ukrainienne, le danger alimentaire et autres. Ajoutant dans une déclaration au Courrier d’Algérie, que face à la situation grave que vit le monde à tous les niveaux « les pays arabes sont devant un fait difficile ». Appelant dans ce cadre les signataires de la Déclaration d’Alger à mettre en application ses décisions, à travers l’activation des cellules de suivi « il faudrait d’ici peu quatre ou trois semaines la mise en œuvre de la cellule de suivi de toutes les actions qui ont été retenues » précise-t-il. « On doit penser rapidement à la mise en œuvre également des structures d’alerte, penser à l’organisation des réunions régulières de mise à niveau », ainsi, propose Serrai, « il faut une communication professionnelle sur le commerce extérieur, le plan financier, et la concrétisation des projets agricoles et industriels». Outre les bouleversements que connaît le monde, Serraï a relevé les richesses dont disposent les pays arabes sous et sur leur sol. « Le monde arabe dispose d’énormes richesses agricoles, et finalitaires citant à titre d’exemple le Qatar, Kuwait, l’Arabie saoudite. Précisant que d’autres États ont une position stratégique et un ciel pour une aviation adéquate. Ces éléments incitent selon l’expert « pour activer une réorientation de certains moyens financiers arabes vers des projets dans le monde arabe, notamment pour la sécurité alimentaire en Algérie et le Soudan ». Dans ce cadre Serraï affirme au Courrier d’Algérie que d’ici peu « ces deux pays vont recevoir des propositions de financement de plusieurs projets en agriculture, et agro-industrie ».

Renforcement des banques et du commerce interarabe
Effectivement, la déclaration d’Alger a abordé le renforcement des économies des pays arabes à travers la création d’un bloc arabe solide, garant des intérêts communs et œuvrant à la définition des priorités et des domaines d’action commune. Une décision judicieuse surtout que la région arabe « recèle de gigantesques potentialités naturelles, et financières » comme l’a affirmé Serrai. Sur cette question, des avancées réelles ont été enregistrées puisque les pays arabes ont décidé de concrétiser le projet d’intégration économique arabe en activant de manière complète la Grande zone arabe de libre-échange (GZALE), en prévision de la création de l’Union douanière arabe. À ce sujet, le même expert, a marqué au Courrier d’Algérie l’importance de revoir les grandes lignes pour mettre en œuvre la certification douanière , fiscale entre les pays , mais également le renforcement des banques qui existaient déjà «des banques arabo-islamiques » destinées au financement d’échange interarabe , qui est excessivement faible soit -5% et des fois estimé à 2% entre certains pays » fait-il savoir. «Un état de fait en contradiction flagrante avec les capacités et le potentiel des pays mais aussi avec les complémentarités qui existent», regrette-t-il, citant l’exemple des marchés algérien – tunisien, marocain – saoudien.
Par ailleurs et avant de conclure, Abdelmalek Serrai a fait savoir, que les premiers bénéficiaires des prochains investissements c’est bien l’Algérie et le Soudan. « Par contre, il y a d’autres pays arabes qui ont besoin d’aide à l’instar du Yémen, le Liban, Djibouti, et la Somalie » relève-t-il. Affirmant qu’il reste tout un travail et un chantier à mettre en œuvre, tout en rappelant la nécessité de suivre cela de près.
À la fin, l’expert en économie, n’a pas manqué d’évaluer le Sommet arabe tenu à Alger le 1er et le 2 novembre, en le qualifiant d’une véritable victoire pour l’Algérie dans différents niveaux. « C’est une très grande victoire pour l’Algérie, côté diplomatique, financier, communication, et de rapprochement des sociétés arabes entres elles » précise-t-il ajoutant «c’est énorme ce que nous avons gagné comme point positif en plus de l’aspect diplomatique, à partir d’aujourd’hui le monde entier va revoir sa stratégie vis-à-vis de l’Algérie notamment en terme de coopération économique », affirme –t-il.
Sarah Oubraham

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