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LE SOMMET DU CCG S’EST OUVERT À LA VILLE SAOUDIENNE D’AL-’ULA EN PRÉSENCE DU QATAR : Le Golfe veut recoller ses morceaux

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Le 41e sommet des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), s’est ouvert hier dans la ville d’Al-’Ula, dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite, avec la présence de l’émir du Qatar mais sans celle de l’Émir des Émirats arabes unis.

Dans un geste remarqué pour faire aboutir le sommet, une réconciliation des frères ennemis du golfe, le roi d’Arabie saoudite, Salman Ben Abdelaziz s’est déplacé en personne pour accueillir l’Émir du Qatar à sa descente d’avion à l’aéroport d’Al-Ula .Mais déjà dans un geste de bonne volonté, Ryadh a décidé de rouvrir l’espace aérien et les frontières terrestres et maritimes entre l’Arabie saoudite et le Qatar, à la veille du sommet. Le sommet auquel s’est invité le gendre et conseiller du président américain sortant Donald Trump, Jared Kushner, artisan de la normalisation, avec l’entité sioniste, de certains pays du golfe et du Maroc, devrait également, selon le MAE koweitien, Al-Sabah, traiter toutes les questions connexes, en référence aux répercussions de la crise du Golfe. En juin 2017, l’Arabie saoudite et trois pays alliés (Emirats arabes unis, Bahreïn et Egypte-) ont rompu leurs liens avec Doha, l’accusant de soutenir des groupes islamistes et avoir des liens privilégiés avec l’Iran et la Turquie. Le Qatar, qui a toujours rejeté ces accusations, s’est par contre dit victime d’un « blocus » et d’une atteinte à sa souveraineté. Le Conseil de coopération du Golfe (CCG), créé il y a 40 ans avec l’ambition de rapprocher politiquement, économiquement et militairement ses membres –l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, Qatar, Oman et le Koweït– puis rejoint par le royaume marocain, qui a, en contrepartie procédé à l’envoi de ses troupes au Yémen. Selon des observateurs, le sommet ne devrait pas aboutir dans l’immédiat à un accord global. Le rapprochement paraît entamé par l’Arabie saoudite et le Qatar mais les autres les rejoindront, même si c’est plus tard », selon un analyste de la politique de la région. D’autant que les autres pays du CCG ne semblent pas aussi disposés que les Saoudiens à faire des concessions au Qatar. Les Émirats arabes unis, en particulier, restent moins emballés, pour renouer avec Doha. Mais les États-Unis et Israël intensifient la pression sur leurs partenaires, les monarchies du Golfe pour dépasser la crise avec le Qatar afin d’isoler l’Iran. Pour sa part la Turquie, qui a soutenu le Qatar durant toute la crise du Golfe, a « salué » la décision de l’Arabie saoudite de rouvrir ses frontières avec Doha. Téhéran, de son côté, a mis en garde le président sortant, Trump, contre des manipulations israéliennes en Irak, pour le pousser à s’en prendre à l’Iran . Une grave perspective pour un président sortant qui pourrait se lancer dans un geste désespéré pour se maintenir à la Maison Blanche. Mais il est peu probable qu’il soit suivi par son état-major, surtout après la lettre des anciens secrétaires d’État à la défense, dont Dick Cheney, le mettant en garde contre toutes implications des forces militaires américaines dans le processus électoral.
M. Bendib

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