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Le Moudaf répond à France 2

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Nasser Khabat, SG du Moudaf

Le Mouvement dynamique des Algériens en France (Moudaf) a exprimé sa vive indignation à la suite de la diffusion récente d’un reportage de l’émission « Complément d’enquête » sur France 2. L’association de la diaspora estime que ce programme s’inscrit dans une série de contenus médiatiques « à charge » visant l’Algérie et, plus largement, les Franco-Algériens.
Dans un communiqué, rendu public hier, le Moudaf affirme que ce reportage prolonge des campagnes déjà observées sur certaines chaînes d’information en continu, notamment CNews.
Il se dit particulièrement préoccupé par le fait que le service public audiovisuel adopte, selon lui, une ligne éditoriale fondée sur des accusations graves reposant sur des documents non rendus publics, des témoignages anonymes et l’absence de contradictoire. Toujours, selon le Moudaf, le reportage diffuse une image biaisée de la diaspora algérienne en France et assimile implicitement l’attachement à l’Algérie à une loyauté suspecte, jette le discrédit sur certains élus français d’origine algérienne et contribue à transformer une identité culturelle et mémorielle en objet de soupçon politique. Le mouvement dénonce ainsi une « stigmatisation dangereuse » qui, selon lui, nourrit la suspicion plutôt que de reconnaître la diaspora algérienne comme un facteur de rapprochement entre les sociétés française et algérienne. « Les Franco-Algériens sont des citoyens français à part entière, libres de leurs engagements, de leurs convictions et de leurs expressions identitaires », rappelle le Moudaf.
Le communiqué du Moudaf s’attarde également sur la manière dont sont présentés les liens entre l’Algérie et sa diaspora. Qualifier systématiquement ces relations de « pressions » ou d’« ingérence » relèverait, selon le mouvement, d’une lecture sélective et partiale des relations internationales. Le Moudaf souligne le caractère répétitif et ciblé du traitement médiatique réservé à l’Algérie. L’organisation met en garde contre les effets de ce type de couverture médiatique.
En relayant des accusations qu’elle juge insuffisamment étayées, France 2 engagerait sa responsabilité en tant que média de service public, au risque d’alimenter les amalgames et de fragiliser la cohésion sociale.
Dans sa prise de position, le Moudaf dit rejeter fermement ce qu’il qualifie de traitement médiatique à charge, réaffirme que « l’algérianité n’est ni une faute ni une menace » et considère que défendre l’Algérie face aux campagnes de dénigrement relève d’un droit légitime. Le mouvement conclut en affirmant qu’il restera « vigilant, mobilisé et debout » face à ce qu’il perçoit comme une dérive médiatique portant atteinte à l’image des Franco-Algériens et au vivre-ensemble.
M.Seghilani

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