Pour mesurer l’ampleur des dégâts causés par la multinationale française ORANO au Niger, un comité d’experts nationaux chargé d’évaluer l’impact des activités minières et uranifères à Arlit a été mis en place.
Après un peu plus d’un an d’activité, les membres dudit comité se sont rendus, samedi dernier, rapportent des médias locaux et étrangers, à la Présidence de la République pour présenter au Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, aux membres du CNSP et du Gouvernement, la quintessence des résultats de leurs travaux.
Le comité dirigé par Pr Adamou Rabani a réalisé, selon la même source, « une investigation assez profonde sur l’impact des activités minières et uranifères à Arlit de 1968 à 2025 » précise-t-on. Au terme de la dite audience, les membres du comité d’experts ont « salué les acteurs qui ont collaboré pour la réussite de cette démarche ayant permis de documenter les préjudices environnementaux, sanitaires et économiques liés à l’exploitation de l’uranium à Arlit ».
Cette étude qui met en lumière, indique la même source « des pratiques malsaines d’ORANO, une multinationale insoucieuse de la protection de l’écosystème et de l’environnement », couvrant, poursuit-on « l’ensemble des périodes de ses activités minières ».
A travers cette étude, le comité a passé au crible tout ce qui s’était passé notamment en termes d’interaction des activités d’extraction et de traitement du minerai d’uranium sur l’écosystème et sur l’environnement.
Déclarant «nous sommes venus présenter au Président de la République la quintessence des résultats des travaux qui ont été menés sur une période d’un peu plus d’un demi-siècle pour signifier à la Nation ce que les investigations ont pu déceler dans le cadre des activités uranifères dans le département d’Arlit », Abdou Moumouni Abdourazak, conseiller spécial du Président de la République et membre dudit comité. affirme : «ce que nous avons identifié est loin d’être rose ». Poursuivant «nous avons souligné des problèmes majeurs qui nous ont été laissés par ORANO qui, pendant plus de 50 ans, a procédé, de façon cynique, je pèse bien les mots pour le dire, à une activité qui a eu des conséquences plus que dramatiques sur notre écosystème et notre environnement », a déclaré Abdou Moumouni Abdourazak.
R. I.













































