Accueil À LA UNE LANCEMENT OFFICIEL DE LA CARTE ÉLECTRONIQUE POUR LES NON-ASSURÉS : Le caractère social...

LANCEMENT OFFICIEL DE LA CARTE ÉLECTRONIQUE POUR LES NON-ASSURÉS : Le caractère social de l’État ancré

0

L’Algérie vient de faire un nouveau pas  visant à renforcer la protection sociale et à garantir un accès équitable aux soins de santé  aux citoyens.
En effet, les autorités ont procédé hier au lancement officiel de la carte électronique permettant l’accès aux médicaments au profit des personnes démunies non assurées socialement. Cette opération a été supervisée par le  ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saïhi, et  de la ministre de la Solidarité nationale, Soraya Mouloudji.   Intervenant, à cette occasion, Saïhi a souligné que le lancement de cette carte électronique « ne constitue pas seulement une mesure technique, mais un choix souverain qui traduit la volonté de l’État algérien, sous la conduite du président de la République, d’ancrer un véritable État social, protecteur de ses citoyens et refusant de laisser quiconque prisonnier de la pauvreté, de la maladie ou des lourdeurs administratives ». Le ministre a également estimé que cette carte représente « un symbole d’une politique publique moderne », inscrite dans une démarche globale de réformes visant à réduire les disparités sociales et à améliorer l’équité en matière d’accès aux soins.  Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, a déclaré que l’État avait alloué des ressources financières et humaines considérables pour garantir la gratuité des soins, soutenir les établissements de santé et assurer une prise en charge globale des citoyens sans discrimination. Le ministre du Travail a en outre affirmé que l’État reste  « présent, responsable et attaché à ses obligations sociales et à ses valeurs de novembre ».

Plus de 1000 médicaments gratuits dans la nouvelle carte
De son côté, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji, a affirmé que le lancement de cette initiative constitue « l’aboutissement d’un travail gouvernemental concerté et d’une coordination étroite », mené dans le cadre de la mise en œuvre du programme du président de la République Abdelmadjid Tebboune. Elle a fait savoir, à ce propos, que des décisions ministérielles conjointes, signées par les ministères de la  Solidarité et du Travail, ainsi que par les ministères de la Santé et des Finances, ont été adoptées. Une décision distincte, a en outre, été prise, en vue de préciser les modalités d’organisation et de fonctionnement des comités de wilayas  chargés d’examiner les demandes de médicaments pour les personnes démunies non-assurés.  Mouloudji a indiqué, dans ce sens, avoir donné des instructions au niveau central pour un suivi rigoureux de ce dossier au niveau de chaque wilaya et pour une évaluation périodique et continue du processus. Elle a souligné  que le second décret ministériel conjoint précisait la liste des médicaments accessibles aux personnes nécessiteuses non assurées, et qui compte 1 000 produits pharmaceutiques. L’accès à ces médicaments, fournis gratuitement par l’État via le ministère de la Solidarité nationale, sera garanti à 100 %, indépendamment du nombre ou du coût des ordonnances. Ce processus sera supervisé et suivi par la Caisse nationale de sécurité sociale des salariés. La ministre a salué cette « initiative précieuse » de lancement de la carte électronique, qui permettra le suivi des dossiers des bénéficiaires non couverts par la sécurité sociale. Elle a ajouté que cette carte contribuera également à la bonne gouvernance de cette procédure et garantira sa mise en œuvre précise et transparente. Mouloudji a par ailleurs exprimé sa gratitude au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, louant l’esprit de coopération institutionnelle et d’intégration intersectorielle qui caractérise ce projet. «  Ceci témoigne de l’engagement de l’État à mettre en œuvre des politiques sociales durables qui placent le citoyen au cœur des préoccupations publiques », a-t-elle insisté.
Ania N.

Article précédentCONSACRÉE À LA MÉCANISATION AGRICOLE : Le président Tebboune préside une réunion
Article suivantMORT SUSPECTE DE MOHAMED SOUMARÉ ET AUDRY IBOHN NJOH : La main de la DGST et de l’USFP