LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE EN DÉBAT À TUNIS : Repenser la vision agricole du Maghreb

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, prendra part, aujourd’hui à Tunis, aux travaux de la 18ème session de la Commission ministérielle maghrébine chargée de la sécurité alimentaire.
La réflexion sur les voies et moyens garantissant l’autosuffisance alimentaire dans les pays du Maghreb sera l’objet de cette conférence abritée par la capitale tunisienne. Les pays participants vont devoir dégager des solutions concrètes outre celles de multiplier les programmes d’échanges et orienter leurs efforts pour le développement agricole et la modernisation du secteur de l’agriculture pour assurer la sécurité alimentaire.
Aussi, selon les experts en économie, garantir la sécurité alimentaire exige les efforts des nations elles-mêmes, tout en coordonnant l’action entre les pays pour résoudre les problèmes de sécurité alimentaire. Ces mêmes experts estiment, également, que l’essentiel dans cette question est d’augmenter la productivité et l’utilisation des ressources.
Cela peut également se traduire par l’optimisation de la productivité des terres et l’efficacité de l’utilisation de l’eau. Aussi, au cours de sa visite officielle en Tunisie (du 26 février au 1er mars prochain), le ministre participe aux travaux de la 23ème conférence de la commission régionale de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) pour l’Afrique.
Cette conférence, qui a vu la participation de près de 150 participants issus de 50 pays africains, a pour but, en effet, d’examiner les questions liées à la santé et au bien-être des animaux ainsi qu’à la sécurité sanitaire des aliments d’origine animale au stade de la production et d’élaborer des recommandations en accord avec les règles générales de l’OIE. À noter également que plusieurs représentants d’Organisations mondiales, dont l’OIE, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la Banque mondiale et l’Union du Maghreb arabe (UMA) ainsi que plusieurs organisations africaines, ont pris part aux travaux de cette conférence.
Mehdi Isikioune