La seconde phase du dialogue inter-malien entamée, hier à Alger

La deuxième phase du dialogue inter-malien entamée, hier à Alger, sous la médiation algérienne est «essentielle» et se penchera sur les questions de fond de la crise dans ce pays. Les participants à cette phase, la délégation ministérielle conduite par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop et les représentants des six groupes qui se sont engagés dans ce processus initié par Alger, devront peaufiner, durant cette seconde étape, le plan de règlement qui ouvrira la voie à l’élaboration d’un accord de paix. C’est par la mise en forme du plan de règlement que suivra l’élaboration de l’accord de paix globale et définitif  notamment dans sa forme juridique. La confiance exprimée par les acteurs maliens en la médiation algérienne constituant d’ors et déjà outre une donnée centrale pour la tenue et la réussite du dialogue inter-malien, elle est aussi une garantie pour la traduction effective du plan de règlement de la crise malienne et de l’accord de paix précité. Dans son allocution d’ouverture des travaux de la seconde phase du dialogue inter-malien sous médiation algérienne, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramatane Lamamra a affirmé qu’il sera question de « négociations substantielles » durant cette étape dans le cadre du processus d’Alger. Lamamra a fait savoir que la paix, la sécurité et la vie de l’ensemble des maliens sont à satisfaire dans le cadre de la seconde étape de ces négociations. « Les positions gagneraient en clarté et en précisions » lors de cette étape, en vue d’aboutir à un accord de paix répondant aux aspirations de l’ensemble des maliens. Les travaux de cette seconde phase débutée hier, s’articuleront autour de quatre groupes de négociations. Il s’agit du groupe politico-institutionnel, celui de la défense et de la sécurité, du développement économique, social et culturel et enfin le quatrième en charge de la réconciliation nationale. Le schéma d’organisation du processus de cette seconde phase ayant été adopté par les parties maliennes, gouvernement et groupes politico-militaire, Lamamra les a invités à regarder « loin pour être au rendez vous avec l’histoire  et les échéances » en perspective. Affirmant dans ses propos que « l’histoire n’a pas été clémente avec beaucoup d’entre vous » en s’adressant à l’assistance, Lamamra dira que « l’opportunité s’y présente », en référence au processus d’Alger en cours, relatif au dialogue intermalien pour sortir de la crise définitivement et durablement. Pour rappel, lors de la première phase qui a eu lieu du 17 au 24 juillet à Alger, sous la médiation algérienne, deux documents ont été signé, par le gouvernement malien et les six mouvements politico-militaires du nord du pays. Il s’agit d’un document portant sur « la feuille de route » pour les négociations dans le cadre du processus d’Alger et le second porte sur une « déclaration » d’engagement   « de cessation des hostilités ». Une phase qui a ouvert la voie à la tenue, depuis hier à Alger, d’une seconde, laquelle verra sous la médiation d’Alger, les représentants du gouvernement malien et ceux des six mouvements politico-militaires, entamer un dialogue de «fond» dans le cadre du respect de la souveraineté de l’État et du peuple maliens. La première phase du dialogue inter-malien a été au centre, dimanche passé, d’une séance de travail, entre Ramtane Lamamra et les représentants de l’ONU, Albert Gérard Bert Koenders, celui de l’Union africaine, Pierre Buyoya et enfin le représentant de la Cedeao, Aboudou Cheaka.

Karima Bennour

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