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LA PAUVRETÉ, LE CHÔMAGE, L’INÉGALITÉ ET LES DISPARITÉS : Tebboune met le doigt sur quatre maux en Afrique

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La défense des pays pauvres, une des constantes les plus enracinées dans la politique extérieure de l’Algérie, a été prise en charge par le président Abdelmadjid Tebboune dans son allocution prononcée en son nom par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, au Sommet du G20 qui s’est tenu à Johannesburg (Afrique du Sud) sous le thème, luimême significatif de cette préoccupation, « Solidarité, égalité et durabilité ». « La pauvreté, le chômage, l’inégalité et les disparités en matière de développement et de richesses dans plusieurs pays, notamment dans le continent africain, associés aux crises chroniques dues au changement climatique et à la pénurie d’énergie, aux questions liées à la sécurité alimentaire et aux niveaux inédits d’endettement des pays à faible revenu, sont des questions dignes d’intérêt », a affirmé le président Tebboune. Il a expliqué qu’« il s’agit de risques qui menacent la communauté internationale », d’où, a-t-il ajouté, l’impératif de « poursuivre la réflexion autour de plans et d’initiatives internationales fondés sur la solidarité, afin d’aboutir à des résultats concrets qui répondent aux aspirations de nos peuples, notamment ceux des pays les plus pauvres qui attendent notre aide ». Le président Tebboune a abordé la question de la dette et du service de la dette pesant sur les pays en développement et les pays les plus pauvres, pour souligner que l’Algérie joint sa voix à celle de l’Afrique du Sud qui a plaidé pour « une approche prévoyant l’effacement partiel de cette dette ou sa conversion en investissements directs et rentables dans ces pays ». « Soucieux de contribuer à trouver des solutions à cette problématique, mon pays a pris l’initiative d’effacer les dettes de 18 pays africains afin d’alléger le fardeau de l’endettement pesant sur ces pays frères », a-t-il poursuivi. Il a expliqué, à cet égard, que « la problématique de la dette ne se limite pas uniquement à son volume, mais sa complexité réside dans les aspects techniques liés aux politiques d’évaluation des risques par les organismes financiers internationaux, ce qui rend les services de la dette excessivement élevés et accablants pour les économies de ces pays ». « Conscients des complexités techniques de la question de l’évaluation des risques, nous appelons à des réformes profondes à même de trouver une issue pour les pays qui ploient sous le poids des dettes souveraines », a-t-il ajouté. Dans le même esprit, « l’Algérie saisit cette opportunité pour joindre sa voix à celles des pays plaidant pour la réforme des organisations financières internationales, dans le cadre d’une approche de bonne gouvernance économique et financière, à travers la révision des mécanismes décisionnels, afin de garantir une représentation juste, équitable et transparente des pays en développement et du continent africain au sein des instances dirigeantes de ces institutions, en tenant compte du poids démographique et économique croissant de ces pays », a poursuivi le président de la République. Comme pour illustrer son propos, le président de la République a rappelé qu’à 5 ans du délai fixé par les Nations unies pour la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD, 2030), « ces derniers demeurent dans l’ensemble lointains, sachant que seulement 12% des ODD sont en cours de réalisation, tandis que la moitié est confrontée à d’énormes difficultés et nécessite une plus grande mobilisation ». Les PrinciPaux engagements du g20 Rejoignant les suggestions du président Tebboune, les principaux engagements des dirigeants du G20 ont porté, selon le communiqué final du sommet, sur le renforcement de la résilience économique, l’amélioration de la gestion de la crise de la dette dans les pays à revenu faible et intermédiaire, ainsi que l’investissement dans la réduction des risques de catastrophes et le financement climatique. Sur le plan environnemental, les institutions financières ont été appelées à soutenir le financement anticipé des catastrophes, en soulignant l’importance du respect de l’Accord de Paris sur le climat et en réaffirmant le soutien à l’Afrique pour accélérer la transition énergétique.
M’hamed Rebah

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