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ILS CRITIQUENT LES POSITIONS DE L’ALGÉRIE EN MATIÈRE DE POLITIQUE ÉTRANGÈRE : Des partis en panne d’inspiration

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On peut être le plus retors des opposants au pouvoir en place, mais on ne doit jamais critiquer sa politique étrangère car ce serait aller à l’encontre des intérêts de la patrie.

Des partis politiques qui ne se réveillent de leur hibernation que le temps d’une joute électorale qu’ils affrontent dans une cacophonie faite de logorrhée et sans programme politique clair, ont franchi une ligne rouge en tentant d’instrumentaliser la politique extérieure du pays à des fins bassement électoralistes. Ces formations, qui feignent d’oublier que la politique étrangère du pays relève des pouvoirs régaliens du président de la République, font peine à voir car leurs gesticulations relèvent strictement du ridicule. On peut être le plus retors des opposants au pouvoir en place mais on ne doit jamais, critiquer sa politique étrangère car ce serait aller à l’encontre des intérêts de la patrie.  L’APS et sans les nommer, recadre dans une dépêche ces partis qui, « ont sombré définitivement dans la faillite politique en raison de leur incapacité totale à présenter un programme au peuple algérien, faisant de la démagogie leur feuille de route pour amorcer une campagne électorale anticipée des prochaines législatives et locales. L’un de ces partis surenchérit sur les positions internationales de l’Algérie, ce qui est une violation flagrante de la Constitution qui attribue au président de la République l’exclusivité des prérogatives en matière de politique étrangère, que lui confère le mandat populaire dès son élection, le Président ayant présenté aux Algériens, à travers son programme, les principes fondamentaux de la diplomatie, les politiques et approches que l’Algérie adoptera concernant tous les dossiers internationaux d’actualité ».  Plus critique, l’APS affirme que l’atteinte à la politique étrangère constitue un acharnement flagrant non contre le Président mais contre un pays que le Président incarne conformément à la Constitution. « Au même moment où cela se produit, un autre parti politique fait de la démagogie sa nouvelle conception en prévision des prochaines échéances électorales locales et nationales, présentant les dispositions juridiques fondées sur les lois de la République, en matière de lutte contre le discours de la haine comme étant erronées, ce qui est un indicateur dangereux quant au risque de ramener le peuple algérien à l’époque des rivalités et de la fitna après qu’il ait dit son mot, à travers l’approbation par ses représentants au Parlement, de la loi sur la lutte contre la haine entre Algériens, et certains de ces mêmes partis sont représentés au Parlement et ont voté en faveur de cette loi!. Face à cette flagrante contradiction avec l’éthique politique, apparait clairement l’intention de certains partis de manipuler la Justice et les lois de la République pour renouer avec les mauvais usages, le clientélisme et le régionalisme exécrable, définitivement révolus depuis le 12 décembre 2019 », note la dépêche publiée sur le fil de l’agence.

Il parait aujourd’hui clair que ces partis politiques n’ont aucune capacité à analyser les positions de la diplomatie algérienne quand il s’agit de traiter des grands dossiers qui sont pendants devant les institutions internationales. En s’abstenant de voter la résolution 2797 du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental la diplomatie algérienne a réussi à préserver les fondements du dossier que sont le droit du peuple sahraoui à disposer de son sort et la décolonisation des territoires occupés par le Maroc. Mieux encore, elle a coupé l’herbe sous les pieds du Makhzen qui voulait la présenter comme partie dans le conflit. La diplomatie algérienne a pesé sur la mouture initiale du projet de résolution en y apportant des amendements qui ont préservé l’essentiel des revendications du peuple sahraoui, le droit à l’autodétermination. En votant la résolution 2803 du Conseil de sécurité sur Ghaza, l’Algérie a déjoué le plan de ceux qui voulaient la présenter comme le principal soutien au terrorisme dans le monde. De plus, la campagne qui anime aujourd’hui ces partis politiques est pilotée par certains pays arabes, normalisateurs qui ont participé à la rédaction du texte de la résolution, qui ont fait pression sur la résistance palestinienne et qui ont fait la promotion de la mouture adoptée pour venir par la suite critiquer le vote de l’Algérie. 

Ces formations politiques qui osent critiquer des positions hautement stratégiques pour les intérêts du pays n’ont même pas la capacité de mobiliser des compétences pour organiser une université d’été ou des cycles de formation pour se doter de cadres en mesure d’analyser les soubresauts que connait le monde et savoir que la politique étrangère de leur pays relève des attributions constitutionnelles du président de la République Abdelmadjid Tebboune. Persévérer dans cette voie relèverait de la haute trahison.

Slimane B.  

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