Prévue par les dirigeants américano-sionistes pour durer quelques jours, leur agression contre l’Iran a entraîné une riposte qui se poursuit à ce jour et qui a plongé, dès les premiers instants, le monde dans une situation des plus critiques : embrasement de la région et grave crise économique due à la fermeture du détroit d’Ormuz.
Cette situation n’était pas insoupçonnée, les dirigeants iraniens, en premier lieu le martyr Ali Khamenei, avaient mis en garde contre ce risque, l’entité sioniste et les États-Unis n’en ont pas tenu compte. Citant des responsables américains, la chaîne CNN a rapporté que l’administration du président Donald Trump ne s’attendait pas à une fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran. Dans son premier discours après son investiture, le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a affirmé que le détroit d’Ormuz devait rester sous le contrôle de Téhéran. Le vice-ministre des Affaires étrangères a toutefois assuré que « des pays » avaient demandé à l’emprunter et que « nous avons coopéré avec eux ». Aujourd’hui, la guerre en est à son 15ème jour et personne ne peut fournir une quelconque indication sur son issue. Les annonces du président américain, tout le monde s’en est rendu compte, sont destinées au marché pétrolier pour tenter d’agir sur les prix qui se sont envolés et là également, personne ne sait jusqu’ où ils vont monter. Hier, le Brent tournait autour de 100 dollars. La décision de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) de prélever un volume historiquement élevé de pétrole dans les réserves stratégiques afin d’atténuer la perte de millions de barils chaque jour en provenance du Golfe, n’a pas eu l’effet escompté. Conséquence : les médias spécialisés ont constaté que les actions européennes ont chuté vendredi, enregistrant leur deuxième semaine de baisse consécutive, pénalisées par l’agression américano-sioniste contre l’Iran et les craintes d’inflation qui en résultent. L’augmentation du prix du gaz a son effet sur le prix de l’électricité qui augmente également.
Sur le terrain
Hier, l’Iran a annoncé avoir ciblé des bases des forces de « défense » de l’armée sioniste à Beersheba, dans le sud de la Palestine occupée, à l’aide de drones et a confirmé la poursuite d’opérations de grande envergure avec des attaques intensives visant d’autres points stratégiques au sein des bases sionistes. Jeudi, l’armée iranienne avait annoncé avoir ciblé la tour de contrôle de la base aérienne de Palmachim, près de Tel Aviv, avec des drones suicides. Palmachim est un centre de lancement de satellites et d’essais de missiles pour l’entité sioniste, et abrite des systèmes de défense aérienne. En outre, l’Iran a annoncé avoir mis hors service le porte-avions américain Abraham Lincoln. Un ancien responsable américain cité par plusieurs sources explique que les munitions produites sur plusieurs années ont été consommées en quelques jours seulement, illustrant l’ampleur de la pression exercée sur les systèmes de défense régionaux.
Selon plusieurs informations relayées par des médias américains, l’administration Trump a été informée que les stocks en armes dans des pays ou il y a les bases américaines sont très limités d’intercepteurs de missiles et de drones, au point d’être contraints de sélectionner les projectiles à neutraliser en priorité. Le traitement médiatique occidental, qui est une arme de guerre au profit des États-Unis et l’entité sioniste, fondé sur les mensonges, ne résiste pas à la réalité des faits. Jeudi, le commandement central américain a été obligé d’admettre qu’un avion ravitailleur américain KC-135 s’est écrasé dans l’ouest de l’Irak. La Résistance islamique en Irak a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi avoir abattu un avion KC-135 des forces d’occupation américaines dans l’ouest de l’Irak, à l’aide d’armements appropriés.
Quatre des six membres d’équipage ont été tués. La Résistance irakienne a ajouté qu’elle a également ciblé un deuxième avion américain KC-135 dans l’ouest de l’Irak, notant que son équipage a pu s’échapper après qu’il a été touché et qu’il a effectué un atterrissage d’urgence sur l’un des aéroports ennemis. Des experts estiment que les États-Unis ont perdu dès à présent, toute leur crédibilité, militaire et politique, et, ajoutent-ils, cela aura des conséquences majeures sur la marche du monde.
M’hamed Rebah
L’IRAN ACCUSE WASHINGTON ET L’ENTITÉ SIONISTE DEVANT L’ONU
Plus de 1 300 civils tués depuis fin février
Le représentant permanent de l’Iran auprès de l’ONU, Amir Saeed Iravani, a affirmé mercredi que les opérations militaires menées par les États-Unis et l’entité sioniste avaient causé la mort de plus de 1 348 civils et fait plus de 17 000 blessés depuis le 28 février.
S’exprimant devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le diplomate iranien a indiqué que ces victimes comprenaient un grand nombre de femmes et d’enfants, évoquant une situation humanitaire particulièrement préoccupante. «Depuis le 28 février, plus de 1 348 civils, dont des femmes et des enfants, ont été tués et plus de 17 000 civils ont été blessés à la suite des actions militaires menées par les États-Unis et le régime sioniste », a déclaré Amir Saeed Iravani. Selon lui, ces pertes civiles illustrent la gravité des opérations militaires en cours et soulèvent de sérieuses inquiétudes quant au respect du droit international humanitaire. Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques. Le même jour, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution présentée par Bahreïn, condamnant l’Iran et appelant Téhéran à mettre fin à ses attaques visant plusieurs pays arabes. L’échange d’accusations illustre l’escalade des tensions régionales et la polarisation croissante au sein de la communauté internationale face aux développements sécuritaires au Moyen-Orient.
M. S.













































