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4 mars 2024
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CULTURE

Grèce : Un vase antique du British museum prêté au musée de l’Acropole

Un célèbre vase en céramique vieux de 2.500 ans et qui n’a jamais quitté le British Museum a été prêté pour quatre mois au musée de l’Acropole d’Athènes où il sera exposé avec d’autres oeuvres d’art, ont annoncé mardi les organisateurs. L’exposition intervient une semaine après une brouille diplomatique entre Athènes et Londres sur le long différend du retour à Athènes des fameuses frises du Parthénon exposées au British museum. Qualifié par le British Museum de « pot le plus célèbre de l’Histoire », cette cruche d’eau « l’hydrie de Meidias » du nom de l’artiste athénien date de 420 avant notre ère, environ une décennie après l’achèvement du temple du Parthénon à Athènes. Mis au jour en Italie, ce vase avait été acquis par Sir William Hamilton, ambassadeur britannique auprès du royaume de Naples, qui l’avait vendu au British Museum en 1772. Nikolaos Stampolidis, directeur du musée de l’Acropole et spécialiste de l’histoire de l’Antiquité grecque a émis l’hypothèse lors d’une conférence de presse que ce vase était du même type que ceux sculptés sur le Parthénon, utilisés lors d’une procession religieuse en l’honneur d’Athéna, la déesse d’Athènes. L’objet fait partie d’une collection de 165 oeuvres d’art, comprenant des pièces de monnaie, des céramiques, des vases, des sculptures, des mosaïques, des manuscrits, des porcelaines et des peintures, provenant de certains des plus grands musées d’Europe, dont la moitié n’a jamais quitté son musée, selon Nikolaos Stampolidis. Le Premier ministre britannique Rishi Sunak avait annulé au dernier moment une rencontre prévue mardi dernier avec son homologue grec Kyriakos Mitsotakis en visite alors à Londres, au cours de laquelle le dossier des frises du Parthénon devait être abordé. Athènes revendique depuis des décennies ces sculptures qui ont été retirées du temple de l’Acropole au début du XIXe siècle par le diplomate britannique Thomas Bruce, le comte d’Elgin. Nikos Stampolidis a indiqué que le prêt de « l’hydrie de Meidias » n’est pas lié à la question des marbres du Parthénon.

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