La bande de Ghaza a été frappée lundi par une nouvelle escalade de violences israéliennes, entraînant la mort de deux Palestiniens et la blessure de plusieurs autres, dans le cadre de frappes aériennes et d’artillerie menées dans différentes régions du territoire. Ces incidents interviennent malgré l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre dernier, après une guerre qui avait dévasté la région et fait des dizaines de milliers de victimes. Selon des sources médicales, l’enfant Hussein Diaa Abou Armana, originaire d’Al-Mawassi à Rafah, a été touché à la tête par une balle israélienne et est décédé à l’hôpital de la Croix-Rouge. À Khan Younès, le jeune Hussein Tawfiq Abou Sabla, âgé de 17 ans, a été mortellement blessé à l’abdomen par des tirs israéliens, alors qu’il se trouvait dans une zone précédemment évacuée par l’armée israélienne conformément à l’accord. Dans la même ville, Shaher Adham Abou Hdaid, 20 ans, a été gravement blessé à la tête dans le quartier Cheikh Nasser. Dans le nord de Ghaza, un jeune homme a été blessé lorsqu’un drone israélien a largué une bombe sur un rassemblement de civils près de Beit Lahia. Des sources locales soulignent que toutes ces zones avaient été évacuées ou étaient censées être protégées selon les termes du cessez-le-feu. Les bombardements ont touché l’est de Khan Younès, les zones orientales de Deir al-Balah, ainsi que plusieurs quartiers de la ville de Ghaza et de Jabalia. Des hélicoptères et des unités d’artillerie israéliennes ont ouvert le feu sur ces régions, accentuant le sentiment de terreur parmi la population civile. Les habitants dénoncent des attaques répétées sur des zones peuplées et des frappes ciblant des civils. Malgré le cessez-le-feu, l’armée israélienne maintient son contrôle sur plus de la moitié de la bande de Ghaza, occupant les bandes sud et est, ainsi que de vastes parties du nord. Selon des sources militaires, Israël continue de restreindre l’entrée de denrées alimentaires, de matériel médical et de produits de première nécessité dans le territoire. Aujourd’hui, environ 2,4 millions de Palestiniens vivent dans des conditions humanitaires catastrophiques, avec un accès limité aux soins et à la nourriture. Depuis la mise en œuvre de l’accord, 464 Palestiniens ont été tués et 1 275 blessés, tandis que la reconstruction des infrastructures reste pratiquement au point mort. Le cessez-le-feu avait mis fin à une guerre de génocide déclenchée par Israël le 8 octobre 2023, qui a duré près de deux ans et causé la mort de plus de 71 000 Palestiniens et plus de 171 000 blessés. Les destructions étaient massives : 90 % des infrastructures civiles ont été endommagées, avec un coût de reconstruction estimé à 70 milliards de dollars par les Nations unies.
Opération militaire sioniste à Al-Khalil
Parallèlement à la violence à Ghaza, l’armée sioniste a annoncé lundi le lancement d’une opération militaire dans la ville d’Al-Khalil, en Cisjordanie occupée, qui devrait durer plusieurs jours. Cette opération implique le Shin Bet et la police des frontières et se concentre sur la zone de « Jabal Jouhar », où l’armée affirme vouloir « démanteler les infrastructures de la résistance ». Des témoins signalent une forte présence militaire et des explosions dans la région. Depuis le début de la guerre contre Ghaza, les violences israéliennes se sont intensifiées également en Cisjordanie, avec des raids, des arrestations massives, des expulsions et des expansions de colonies. Selon des sources palestiniennes officielles, ces actions ont entraîné la mort d’au moins 1 107 Palestiniens, plus de 11 000 blessés et l’arrestation de plus de 21 000 personnes, aggravant encore la détresse des populations locales. Cette nouvelle flambée de violence survient dans un contexte déjà dramatique. Les civils palestiniens vivent dans la peur constante des frappes aériennes et de l’artillerie, tandis que l’accès aux besoins de base reste fortement limité. Les organisations humanitaires alertent depuis plusieurs mois sur la situation catastrophique à Ghaza, où les infrastructures médicales et éducatives sont gravement endommagées et où la majorité de la population dépend de l’aide internationale pour survivre. Le cycle de violence à Ghaza et en Cisjordanie illustre la fragilité persistante du cessez-le-feu et l’urgence d’une solution durable pour protéger les civils et garantir le respect du droit international. Les appels à la fin des hostilités et à l’ouverture des corridors humanitaires se multiplient, mais la mise en œuvre concrète reste entravée par les tensions sur le terrain et le contrôle militaire israélien sur la majorité des zones stratégiques. Lundi, les frappes israéliennes et les tirs de drones ont donc une fois de plus coûté la vie à des jeunes Palestiniens, rappelant que, malgré les accords et les déclarations de cessez-le-feu, le conflit reste meurtrier et que la population civile continue de payer le prix fort.
M.Seghilani












































