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FONDS MONDIAL CONTRE LE SIDA : La tuberculose et le paludisme lèvent moins de fonds

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La crise du financement du Fonds mondial menace des décennies de progrès contre le VIH, la tuberculose et le paludisme.
Le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme, un organisme international qui se refinance tous les trois ans, a annoncé vendredi avoir levé nettement moins de fonds qu’espéré, dans un contexte où les pays développés restreignent leur aide internationale. « Les partenaires mondiaux se sont engagés à verser 11,34 milliards de dollars pour poursuivre le combat contre le sida, la tuberculose et la malaria », a déclaré, dans un communiqué, cette institution qui se réunissait en marge du G20 à Johannesburg en Afrique du Sud. Le Fonds mondial fournit trois quarts du financement international contre la tuberculose et un tiers des moyens engagés mondialement contre le sida.
Or, la somme annoncée vendredi est nettement inférieure aux 18 milliards que visait le Fonds, un organisme créé en 2002 et rassemblant des Etats comme des acteurs privés. Elle est aussi inférieure aux quelque 14 milliards réunis en 2022, le Fonds renouvelant ses financements tous les trois ans.
Les explications à cette baisse sont multiples, dans un contexte général où les pays développés diminuent leur aide internationale, une situation qui préoccupe les experts en santé publique. Les Etats-Unis, qui sous l’administration de Donald Trump ont démantelé l’agence américaine pour le développement international (USAID), ont ainsi fortement réduit leur contribution au Fonds, à 4,2 milliards de dollars contre six milliards trois ans plus tôt. Ils restent néanmoins le premier contributeur.
R.I Les conséquences d’un non-respect de l’objectif de 18 milliards USD (25 milliards CAD) seraient graves et immédiates. Si les engagements sont insuffisants, des activités essentielles seront compromises, comme le soutien aux systèmes de collecte de données qui permettent de suivre l’incidence des maladies et la qualité des services. Ceci entraînerait le recul des avancées réalisées lors des deux précédents réapprovisionnements du Fonds mondial. Les coupes pourraient frapper de plein fouet la lutte mondiale contre la tuberculose, puisque le Fonds mondial finance actuellement 76 % de la réponse internationale dans ce domaine.
De plus, l’adoption d’outils prometteurs, comme les nouveaux vaccins contre la tuberculose, les vaccins existants contre le paludisme, ou encore les nouvelles méthodes de prévention du VIH comme le lénacapavir, serait limitée.
R. I.

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