Alors que ce n’est que la moitié du mois de Ramadhan qui s’achève, chez les ménages algériens, c’est déjà les préparatifs de l’Aïd El-Fitr. En effet, les magasins de vêtements pour enfants ainsi que ceux spécialisés dans la vente de produits nécessaires pour la préparation des gâteaux commencent à être pris d’assaut.
La majorité des foyers qui préfèrent toujours anticiper les préparatifs des grandes occasions, pour éviter les couacs de dernière minute, ont entamé les différents achats qui caractérisent les 3 jours de fête. Alors que le jeûne se poursuit, les yeux des chefs de famille sont désormais tournés vers l’achat de vêtements et de chaussures pour leurs enfants, mais aussi vers l’achat des ingrédients nécessaires à la préparation des gâteaux, devant être servis ou plutôt «exposés» aux éventuels visiteurs le jour «J». Ainsi et depuis quelques jours déjà, après la rupture du jeûne surtout, les magasins d’habillement, de chaussures et ceux spécialisés dans la vente des ingrédients pour gâteaux et confiseries sont submergés, principalement par la gent féminine accompagnée de leurs enfants, les hommes préfèrent attendre dehors, ces derniers comptent beaucoup sur la perspicacité des femmes dans l’art de négocier les prix que sur la leur. Il faut pousser des pieds et des mains, parfois piétiner pour pouvoir accéder aux vêtements désirés, tellement la clientèle est fort nombreuse. Chacun ou chacune veut être le premier ou la première à « pêcher» les plus beaux vêtements. Les vendeurs et vendeuses sont débordés. Les prix affichés, bien élevés des fois, donnent le tournis, les bourses doivent bien être fournies pour pouvoir vêtir un enfant ou un nourrisson. Mais ces prix ne font pas reculer les clients, bien au contraire, tout le monde achète.
Dans le calme et la sérénité
Il est essentiel de souligner que les deux premières semaines du mois de Ramadhan s’achèvent sur une note acceptable. La stabilité des prix et la disponibilité des différents produits ont caractérisé cette période. Aussi, il a été enregistré une baisse importante de la frénésie d’achat chez les consommateurs. Les autorités, de leurs côté, ont pris des mesures importantes au cours de cette période dont notamment la mise en marché progressive de poulet congelé, au prix de 330 DA le kilogramme, en vue de garantir la disponibilité de cet aliment et de contribuer à la stabilité de ses prix, en soutien au pouvoir d’achat des citoyens. Il a été également décidé de l’intensification des contrôles commerciaux notamment au niveau des boucheries pou mettre fin aux fraudes de certains bouchers qui vendent de la viande importée, comme étant un produit local.
Ania N.












































