Le président de l’Assemblée populaire nationale et président de l’Union parlementaire arabe, Brahim Boughali, a exprimé sa profonde inquiétude et sa ferme condamnation face à la poursuite par les autorités d’occupation israéliennes de la fermeture des portes de la mosquée Al-Aqsa aux fidèles musulmans, en particulier durant le mois sacré de Ramadan. Dans un communiqué publié au nom de l’Union parlementaire arabe, M. Boughali a affirmé que ces pratiques constituent « une violation flagrante du caractère sacré de ce mois béni, de la valeur religieuse et historique de la mosquée Al-Aqsa, première qibla de l’islam et troisième lieu saint, ainsi que des sentiments de centaines de millions de musulmans à travers le monde ». Il a ajouté que ces mesures représentent « une atteinte grave au statu quo historique et juridique à Jérusalem et dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa », soulignant qu’elles constituent également une violation manifeste du droit international et des résolutions de la légitimité internationale. Parmi celles-ci figurent notamment les décisions affirmant la nullité de toute mesure visant à modifier l’identité arabe, islamique et chrétienne d’Elqods ou à porter atteinte à la liberté de culte et à la protection des lieux saints dans les territoires palestiniens occupés. L’Union parlementaire arabe a par ailleurs réaffirmé son attachement aux droits inaliénables du peuple palestinien, en premier lieu son droit à établir un État indépendant et souverain sur les frontières du 4 juin 1967, avec Elqods-Est pour capitale. Elle a également souligné que la mosquée Al-Aqsa, dans l’intégralité de son esplanade, constitue « un droit exclusif des musulmans » et que la gestion de ses affaires religieuses et waqf relève exclusivement du Département des waqfs islamiques de Jérusalem, rattaché au ministère jordanien des Waqfs, conformément au statu quo historique et aux accords internationaux en vigueur. Condamnant « dans les termes les plus fermes » la fermeture persistante des portes de la mosquée et l’empêchement des fidèles d’accomplir leurs rites religieux, l’Union a estimé que cette décision constitue « un acte hostile et une provocation grave portant atteinte à la liberté de culte et risquant d’aggraver les tensions et l’instabilité dans la région ». L’organisation a également rejeté toutes les mesures unilatérales prises par les autorités d’occupation à Elqods et visant les lieux saints musulmans et chrétiens, les qualifiant de « nulles et non avenues » et dénuées de tout effet juridique.
L’Union parlementaire arabe a ainsi appelé à leur annulation immédiate et à la cessation de toutes les violations visant la mosquée Al-Aqsa et l’ensemble des lieux saints. Elle a averti que la poursuite de ces atteintes pendant le mois de Ramadan constitue une provocation aux sentiments des musulmans du monde entier et pourrait entraîner la région dans un conflit à caractère religieux, tenant les autorités d’occupation pour pleinement responsables de toute escalade ou conséquence grave pouvant en découler. Par ailleurs, l’Union a appelé la communauté internationale, le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations unies, ainsi que l’Organisation de la coopération islamique et les instances parlementaires régionales et internationales, à assumer leurs responsabilités juridiques et morales et à exercer des pressions sérieuses afin de mettre fin à ces atteintes, garantir la réouverture de la mosquée Al-Aqsa aux fidèles musulmans et assurer une protection internationale au peuple palestinien et à ses lieux saints.
Le communiqué a également salué la résilience du peuple palestinien à Elqods et dans l’ensemble des territoires occupés, rendant hommage aux fidèles mobilisés autour de la mosquée Al-Aqsa pour défendre son identité arabe et islamique. Enfin, l’Union parlementaire arabe a appelé les parlements arabes et toutes les forces vives du monde arabe à intensifier les efforts politiques, médiatiques et juridiques pour soutenir Elqods et dénoncer les violations de l’occupation. Elle a conclu en affirmant que la question de Jérusalem et de la mosquée Al-Aqsa restera au cœur de ses priorités, assurant qu’elle poursuivra la coordination des efforts parlementaires arabes et internationaux pour défendre la ville sainte et ses lieux sacrés, jusqu’à ce que le peuple palestinien obtienne sa liberté, son indépendance et que la justice consacrée par les lois internationales soit réalisée.
M. Seghilani










































