La Centrale unitaire des travailleurs du Vénézuela (CUTV) a dénoncé, dans un communiqué publié samedi à Caracas, les attaques militaires menées contre plusieurs points stratégiques de la région de la capitale vénézuélienne.
Le syndicat accuse directement les forces « au service de l’impérialisme américain » d’être à l’origine de ces frappes, qu’il qualifie de violation flagrante du droit international et d’agression contre la souveraineté nationale. Dans un contexte régional déjà marqué par de fortes tensions géopolitiques, la CUTV estime que ces attaques s’inscrivent dans une escalade dangereuse visant non seulement le Venezuela, mais l’ensemble de l’Amérique latine et des Caraïbes. Le syndicat fait explicitement référence au « corollaire criminel de Trump à la doctrine Monroe », dénonçant une politique d’ingérence et de domination qui, selon lui, remet au goût du jour des logiques coloniales pourtant largement condamnées par l’histoire. Face à ce qu’elle considère comme une agression militaire en cours, la Centrale unitaire des travailleurs du Vénézuela lance un appel urgent au mouvement syndical international. Elle exhorte les organisations de travailleurs à travers le monde à prendre position publiquement et à condamner sans ambiguïté les attaques contre le territoire vénézuélien. Pour la CUTV, le silence ou la neutralité face à de telles actions reviendraient à cautionner une atteinte grave aux principes fondamentaux de la souveraineté des États et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Au-delà de la dénonciation, le syndicat s’adresse également aux travailleurs et travailleuses du Venezuela. Il les appelle à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger leur vie et celle de leurs proches, tout en coopérant, «de toutes les manières possibles», à la défense de la nation. La CUTV souligne que cette défense relève des forces militaires de la République, présentées comme garantes de l’intégrité territoriale et de la sécurité du pays face aux menaces extérieures. Le communiqué insiste sur un point central : la crise que traverse le Vénézuela ne peut être résolue que par le peuple vénézuélien lui-même. La CUTV réaffirme avec force le principe d’autodétermination, qu’elle considère comme non négociable. Toute tentative de règlement imposé de l’extérieur est perçue comme une manœuvre visant à s’approprier les richesses du pays, en particulier ses vastes ressources pétrolières et autres ressources stratégiques. Dans cette perspective, le syndicat dénonce les « prétentions des puissances étrangères » qui, selon lui, se disputent le contrôle économique et géopolitique du Venezuela au détriment de sa population. Pour la CUTV, ces convoitises expliquent en grande partie la multiplication des pressions, sanctions, menaces et désormais attaques militaires dirigées contre le pays. La Centrale unitaire des travailleurs du Venezuela inscrit son appel dans une lutte plus large pour la souveraineté nationale et populaire. Elle affirme que la défense de la paix, du droit à l’autodétermination et du respect de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela constitue aujourd’hui un impératif historique. «Ce sont nos drapeaux du moment», martèle le communiqué, en soulignant que ces principes doivent guider l’action des travailleurs, des organisations sociales et des forces progressistes, au Venezuela comme à l’international. Alors que la situation demeure tendue et incertaine, l’appel de la CUTV vient renforcer les nombreuses voix qui, à l’échelle mondiale, dénoncent le recours à la force et l’ingérence étrangère comme modes de règlement des différends politiques. Pour le syndicat vénézuélien, seule une mobilisation internationale fondée sur la solidarité, le respect du droit international et la reconnaissance de la souveraineté des peuples peut contribuer à prévenir une nouvelle spirale de violence dans la région.
M.Seghilani












































