La délégation de l’Etat de Palestine participant à la 11e Conférence des États parties au Traité sur le commerce des armes, qui se tient depuis vendredi, à Genève en Suisse, a appelé les pays membres à imposer un embargo sur la fourniture d’armes à l’entité sioniste qui mène une guerre génocidaire contre les Palestiniens de Ghaza, depuis le 7 octobre 2023.
À cette occasion, la délégation palestinienne a mis en garde «contre les conséquences graves des exportations d’armes vers l’entité sioniste», a souligné qu’«elles se traduisent par des crimes de guerre et des actes de génocide». Cette dernière a dénoncé les violations flagrantes par l’entité sioniste du traité sur le commerce des armes, notamment en fournissant des armes aux colons leur permettant ainsi d’intensifier leurs violations et crimes contre les Palestiniens de Cisjordanie occupée. À ce propos, la délégation a fait observer que l’occupation sioniste «mène des politiques systématiques de militarisation des colons extrémistes qui utilisent les armes dans leurs agressions et intimidation des civils palestiniens, leur déplacement forcé ainsi que l’incendie de leurs terres».
Dans le même contexte, la délégation a également affirmé que «la fourniture d’armes à l’occupant contribue à renforcer le régime d’apartheid et les politiques de discrimination raciale, ainsi que les crimes de torture (…)». La délégation palestinienne a exhorté, enfin, à mettre fin à toute coopération avec les colonies illégales et à mettre un terme à l’occupation sioniste, en se fondant sur l’avis consultatif et les mesures conservatoires rendus par la Cour internationale de Justice.
Les chefs de la diplomatie de six pays de l’UE condamnent les nouvelles agressions sionistes contre Ghaza
Dans le même contexte, les ministres des Affaires étrangères de l’Islande, de l’Irlande, du Luxembourg, de la Norvège, de la Slovénie et de l’Espagne ont fermement condamné, les nouvelles agressions de l’entité sioniste contre la bande de Ghaza ainsi que son annonce d’établir une présence permanente au centre-ville de l’enclave palestinienne.
Dans une déclaration conjointe reprise par des médias les ministres ont écrit, «la destruction systématique d’infrastructures civiles essentielles, y compris de lieux servant de refuge à des civils déplacés particulièrement vulnérables, est inacceptable».
Se disant préoccupés par le rapport de la Classification intégrée de la sécurité alimentaire (IPC), qui a confirmé «l’existence d’une famine à Ghaza causée par l’entité sioniste en recourant outre à ses bombardements contre les Palestiniens ghazaouis mais aussi à l’arme de la faim, ont «averti de son expansion possible dans les prochaines semaines». Les chefs de la diplomatie des pays précités ont appelé l’entité sioniste «à respecter ses obligations humanitaires et à permettre aux agences onusiennes et aux ONG de livrer une aide à grande échelle».
Ils ont également exprimé leurs inquiétudes face à «l’expansion des colonies illégales de l’entité sioniste en Cisjordanie occupée et à l’escalade des violences des colons sionistes, contre les Palestiniens de Cisjrodanie et El-Qods occupées», soulignant que «ces développements compromettent les perspectives d’une solution à deux États».
Les ministres ont rassuré que ’«la communauté internationale ne restera pas silencieuse face aux violations des droits humains», ont, en outre, affirmé les ministres, appelant à «un cessez-le-feu permanent, à la libération des otages et à un accès humanitaire sans entrave dans toute la bande de Ghaza», a-t-ont conclu.
L. Zeggane