Les projets Gara Djebilet pour la production de fer et Bled El-Hadba pour la production de phosphate entreront prochainement en activité, a confirmé le président, Abdelmadjid Tebboune, dans une déclaration faite à l’occasion de sa visite dans la wilaya de Constantine, jeudi dernier.
À propos de l’exploitation du minerai de fer de Gara Djebilet, on sait que, lors du Conseil des ministres qu’il a présidé dimanche 16 novembre, le président Tebboune a ordonné qu’elle débute au premier trimestre 2026. Il s’agit du lancement de l’utilisation et de l’exploitation locale du minerai de fer extrait de la mine de Gara Djebilet. Il a également ordonné de faire en sorte que la première cargaison du minerai de fer soit acheminée, via la ligne ferroviaire, vers le complexe sidérurgique Tosyali d’Oran. Au cours du même Conseil des ministres, le président Tebboune a enjoint au ministre des Travaux publics de préparer l’inauguration de la nouvelle ligne ferroviaire, en plein désert, reliant Tindouf à Béchar, dans son intégralité, en janvier 2026, pour sa mise en exploitation officielle, « en faisant de cet événement une journée de fête immortalisant cette réalisation nationale d’envergure, marquant l’entrée de l’Algérie dans une nouvelle ère, celle des grandes étapes économiques franchies par le peuple algérien sur la voie du développement de son pays ». Jeudi dernier, à Constantine, le président de la République a annoncé qu’il se rendra dans la wilaya de Béchar «dans un mois pour présider une cérémonie historique à l’occasion de l’arrivée du fer extrait de la mine de Gara Djebilet dans la wilaya de Béchar via la ligne ferroviaire minière Tindouf-Béchar, et ce, pour la première fois depuis l’Indépendance». Ce dimanche, le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, était en visite d’inspection sur le chantier du tronçon Hammaguir-Abadla, élément clé du mégaprojet ferroviaire Béchar-Tindouf-Gara Djebilet, dont la longueur totale atteint 950 km. Au cours de sa visite, le ministre a constaté le rythme soutenu des travaux sur les ouvrages d’art et la pose des rails. Sur les 120 km du tronçon Hammaguir-Abadla, la quasi-totalité des ouvrages d’art est achevée, tandis que la pose des rails progresse à un rythme quotidien de 10 km. Selon Abdelchafi Benrabia, directeur du projet, sur les 950 km de la ligne, 800 km de rails ont déjà été installés et réceptionnés. Les 150 km restants devraient être finalisés avant le 20 décembre, permettant ainsi la réception complète du projet à la même échéance. Autre mégaprojet structurant dont a parlé le Président Tebboune au cours de sa visite à Constantine : Bled El-Hadba pour la production de phosphate. Il a annoncé qu’une ligne ferroviaire transportera le phosphate vers Annaba. Le président de la République a indiqué que tous les projets réalisés contribueront à augmenter la valeur de la production de phosphate de «2,5 millions de tonnes annuellement à 10,5 millions de tonnes par an». Il a souligné que la nouvelle arme dans le monde est «l’arme de la production d’engrais et de minerais», affirmant l’engagement de l’État à renforcer ces deux domaines importants. En même temps, l’État poursuit ses démarches pour relever le taux d’intégration de l’industrie nationale dans l’industrie mécanique, pour parvenir à «la construction d’un véhicule algérien avec un taux atteignant 40 %», a souligné le Président de la République. Il a fait observer que malgré «les batailles et les rumeurs» affrontées durant les premières années du premier mandat présidentiel, il n’en demeure pas moins que les auteurs de ces manœuvres n’ont pas pu arrêter la marche de l’Algérie nouvelle. Le Président Tebboune a souligné que «de grandes réalisations ont été accomplies dans différents domaines et en peu de temps». «L’Algérie connaîtra durant l’année prochaine, un véritable nouveau départ qui la conduira à bon port, de manière définitive», a-t-il affirmé. Quant à la situation économique, elle est maîtrisée et tous les indicateurs économiques sont positifs, a précisé le Président Tebboune qui a relevé que la l’Algérie n’a pas recouru à l’endettement extérieur malgré la baisse des prix du pétrole sur les marchés internationaux. «L’État a pris ses précautions à ce propos», a-t-il dit.
M’hamed Rebah















































