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En raison du relâchement et la négligence dans l’application du protocole sanitaire : La rentrée sociale s’annonce « compliquée » et « dangereuse » selon Dr Merabet

Le président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP), le Dr Lyès Merabet a mis en garde contre une rentrée sociale « compliquée », et une vague de cas contaminés par le corona virus plus « dangereuse » que la précédante, a-t-il averti «  les citoyens continuent leur relâchement des gestes barrières et la non application stricte par les autorités des lois » en matière de lutte contre la propagation du virus. Il est évident que la situation épidémiologique liée au covid-19 en Algérie connaît depuis quelques jours une décrue notable avec moins de 200 cas positifs en 24 h, après avoir atteint près de 2.000 cas fin juillet, cependant et pour casser la chaine de transmission du virus et créer une immunité collective, les autorités concernées ont décidé de donner un coup d’accélérateur à la vaccination anti-covid, en lançant samedi 4 septembre une campagne nationale avec l’objectif d’atteindre un taux de couverture vaccinale de 70 % de la population d’ici à la fin de l’année. Ce qui a permis depuis janvier dernier la vaccination de près de 10 millions d’Algériens, dont trois millions ont reçu les deux doses. Or que et selon l’avis des spécialistes, les autorités sanitaires sont loin d’atteindre cet objectif dans les délais souhaités, et ce à cause du ralentissement de l’opération vaccinale en manque de compagne de sensibilisation et de vaccins anti-covid. Dans ce sillage le Pr Idir Bitam, spécialiste des maladies transmissibles et des pathologies tropicales a fait savoir que « malgré la baisse des cas, le variant Delta est toujours présent parmi nos populations et continue de circuler», signalant que « les jeunes sont des porteurs et d’excellents vecteurs de ce variant Delta. De ce fait, ils peuvent se contaminer rapidement et facilement par ce mutant et contaminer leurs proches et familles », prévient-il, d’où l’importance de vacciner les plus de 18 ans. Alors que la vaccination des personnels soignants et des travailleurs du secteur de l’éducation traîne encore de l’avis des concernés en l’absence de chiffres officiels consolidés, Idir Bitam n’est pourtant pas favorable à une vaccination obligatoire. « Par éthique, on ne peut pas forcer les personnes à se vacciner. Par contre, il faudra réaliser des campagnes de sensibilisation pour contrer toutes les fausses informations qui circulent dans les réseaux sociaux », propose le spécialiste des maladies transmissibles. Par ailleurs, et au sujet de la rentrée sociale notamment dans ces conditions sanitaires, c’est le Dr Merabet que nous avions joint hier par téléphone, nous a prévenu de la complication de la rentrée sociale, qui sera selon lui synonyme de « danger » si les citoyens et les autorités ne rentrent pas dans l’ordre en respectant le protocole sanitaire et en appliquant la loi. «La rentrée sociale risque d’être compliquée si on ne respecte pas ces éléments », selon lui son bon déroulement relève de plusieurs facteurs citant l’impératif d’accélérer la compagne vaccinale, dont son rythme est long et pas satisfaisant, « avec cette cadence  c’est très difficile d’atteindre l’objectif visé » pense-t-il. Quant au deuxième élément il dira qu’ «il s’agit du respect des mesures barrières et l’application des protocoles sanitaires » expliquant qu’« au niveau personnel on parle des mesures barrières port du masque et distanciation sociale, signalant que ces derniers sont complètement abandonnés à travers toutes les willayas du pays. Pour ce qui est du protocole sanitaire, notre interlocuteur précise que ça concerne les activités dans les différents secteurs et c’est le même constat à relever, «relâchements et négligence au niveau des organismes, institutions.. ». Enfin Merabet a insisté sur l’application en rigueur de toutes les recommandations par les autorités concernées, surtout les décisions qui étaient mises en place à travers les décrets et les arrêtés ministériels, en veillant à ce qu’il y est des sanctions financières à l’encontre des contrevenants.
Sarah Oubraham