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ELLE VISAIT UNE BAISSE DE LA PRODUCTION POUR PALLIER LA FLUCTUATION DES MARCHÉS PÉTROLIERS : Échec cuisant de la réunion de l’OPEP+

Les cours du pétrole ont chuté, vendredi dernier, lâchant même temporairement jusqu’à 9 % tandis que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés n’ont pas réussi à s’accorder sur des baisses de production.

Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai valait 46,34 dollars à Londres, en baisse de 7,30 % par rapport à la clôture de jeudi, 45 minutes après être tombé à 45,28 dollars, un plus bas depuis juin 2017. La réunion, qui avait officiellement démarré avec un peu plus de six heures de retard après des pourparlers informels, n’a pas permis de sortir de l’impasse, les Russes refusant de nouvelles baisses de production.
« À partir du 1er avril, compte tenu de la décision prise aujourd’hui, personne – ni pays de l’OPEP, ni pays de l’OPEP+ – n’a d’obligation de baisser la production », a déclaré aux journalistes le ministre russe de l’Énergie, Alexandre Novak, en sortant de la réunion.
Jeudi soir, le cartel avait proposé à Moscou et à ses neuf autres partenaires une coupe collective supplémentaire de 1,5 million de barils par jour pour empêcher l’épidémie de coronavirus d’anéantir les efforts consentis depuis 2017 pour maintenir à flot les cours du brut dans un marché où l’offre est excédentaire. Les ministres des 23 pays producteurs de pétrole, menés par l’Arabie saoudite et la Russie, ont quitté en ordre dispersé le siège de l’OPEP où ils étaient réunis depuis jeudi, pour tenter de trouver un terrain d’entente. Contrairement à leurs habitudes, ils n’ont pas tenu de conférence de presse.
Hamid Mecheri