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ELLE ASSURE PRÈS DE 30% DES APPROVISIONNEMENTS VIA MEDGAZ : L’Algérie, deuxième fournisseur de gaz de l’Espagne

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Selon les données de la Central Strategic Petroleum Reserves (CORE) espagnole, l’Algérie était le deuxième fournisseur de gaz naturel de l’Espagne en janvier 2026, assurant 29,4 % des approvisionnements totaux via le gazoduc Medgaz.
Ce sont les États-Unis qui ont dominé le marché espagnol du gaz durant cette période, avec une part de 44,5 % des approvisionnements totaux, grâce à une hausse des livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) américain à 15 284 gigawattheures (GWh), soit une forte augmentation de 46,2 % sur un an. En troisième position, on trouve, la Russie avec 12,7 % des importations totales de gaz en janvier 2026. Ces données montrent que les importations nettes de gaz naturel de l’Espagne ont diminué de 5,9 % en janvier par rapport à janvier 2019, pour s’établir à 30 525 GWh. Les importations totales de gaz ont atteint 34 314 GWh, enregistrant une baisse de 3,3 % sur un an. Concernant les importations de gaz par gazoduc, elles ont, au contraire, progressé de 21,9 % par rapport à janvier de l’année précédente, tandis que les importations de GNL ont reculé de 16,6 %. Par ailleurs, l’Espagne a exporté environ 3 789 gigawattheures (GWh) de gaz naturel en janvier, soit une hausse de 24 % par rapport à la même période l’an dernier. Le Portugal arrive en tête des pays importateurs de gaz espagnol, suivi de la Turquie, tandis que le Maroc se classe troisième avec environ 822 GWh, représentant 21,7 % du total des exportations espagnoles de gaz. Les experts expliquent que ces évolutions interviennent dans un contexte de forte volatilité des marchés mondiaux de l’énergie, liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, ce qui a impacté les prix des combustibles et entraîné une hausse significative sur les marchés européens. Après l’agression américano-sioniste contre l’Iran du 28 février et la riooste immédiate et déterminée de ce pays,  l’approvisionnement énergétique de quatre pays arabes, parmi les plus grands producteurs mondiaux, a été soumis à une série de mesures d’urgence, notamment des réductions de production, la déclaration de force majeure et des dommages aux voies d’exportation. Ces informations proviennent de déclarations officielles et de reportages des médias du Koweït, du Qatar, de l’Irak et de l’Arabie saoudite. Le Qatar, qui abrite une base américaine, a fermé le plus grand terminal d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde après des attaques de drones. Il y a quelques jours, le site web italien HuffPost a révélé que le gouvernement italien envisageait d’accroître ses importations de gaz naturel en provenance d’Algérie et d’Azerbaïdjan, une mesure visant à contrer l’impact de la crise iranienne sur les approvisionnements énergétiques et à garantir les besoins du marché local. La source a indiqué que la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a tenu une réunion urgente avec les hauts dirigeants d’Eni et de Snam au Palazzo Chigi afin d’examiner la situation et d’analyser l’impact des tensions sur les marchés de l’énergie et l’économie, ainsi que d’étudier d’éventuelles mesures d’atténuation à court et moyen terme. Le HuffPost a noté que l’Italie est fortement dépendante du gaz importé, le gaz naturel liquéfié en provenance du Qatar représentant environ 33,6 % de ses importations totales. Samedi, Bloomberg révélait que les prix du gaz en Europe avaient atteint leur plus haut niveau depuis trois ans, alourdissant la facture énergétique du continent de 1,3 milliard d’euros, selon les calculs du centre de recherche Strategic Perspectives.
Dans ce contexte, de hauts responsables de l’UE ont averti les États membres, lors d’une réunion tenue la semaine précédente, qu’une guerre avec l’Iran démontrerait que la résolution de la crise énergétique est une « question existentielle » pour l’Union, selon une source proche du dossier citée par Bloomberg. Par ailleurs, la perturbation des approvisionnements en kérosène sur le marché mondial a provoqué une crise aux États-Unis, alors que les prix des carburants ont augmenté de 16 % depuis le début du conflit. Le New York Times a rapporté que le prix moyen des carburants aux États-Unis a encore augmenté de 4 cents par gallon, hier, dimanche.
M. R.

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