Accueil À LA UNE DROIT DU PEUPLE SAHRAOUI À L’AUTODÉTERMINATION ET STATUT DE LA MINURSO ET...

DROIT DU PEUPLE SAHRAOUI À L’AUTODÉTERMINATION ET STATUT DE LA MINURSO ET DES TERRITOIRES OCCUPÉS : Quand le Makhzen veut jouer « les temps additionnels »    

0

À l’approche de la réunion d’avril au Conseil de sécurité de l’ONU, dédiée à l’examen de la question du Sahara occidental, le Maroc retombe dans son jeu puéril en tentant de nouveaux tours d’obstruction.

En effet, conformément à la résolution 2797 adoptée le 31 octobre dernier, prorogeant le mandat de la Minurso d’une année, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, doit présenter en avril prochain au Conseil de sécurité « un examen stratégique relatif au futur mandat de la force onusienne, en tenant compte de l’issue des négociations » entre la délégation de la République arabe sahraouie démocratique et le Maroc.

En dépêchant à la réunion de New York, une délégation des FAR, le Makhzen use de fourberie et veut orienter les débats de la réunion préparatoire du Conseil de sécurité vers des questions techniques qui pourraient mettre à mal sa stratégie visant à vider la résolution 2797 de sa substance en passant à la trappe le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Il veut se livrer à un véritable tour de passe-passe alors que la dernière réunion, sous l’égide des USA, tenue au mois de février dernier à l’ambassade des Etats unis à Madrid, a consacré dans sa déclaration finale, ce droit, reconnu par les différentes résolutions du Conseil de sécurité et le droit international comme un droit inaliénable garanti au peuple sahraoui.

La délégation des FAR qui a rencontré de hauts responsables des Nations unies a discuté de l’avenir de la Minurso, de son mandat et des territoires libérés que le Makhzen dans sa littérature éculée continue de considérer comme des zones tampons, situées à l’Est du mur de séparation, dont il veut reprendre le contrôle. Ces zones, considérées par le Front Polisario, comme territoires libérés sont sous la souveraineté de la RASD et toute tentative, sous quelles forme qu’elle soit, sera considérée comme une agression et combattue par l’armée et le peuple sahraoui. Le Maroc est conscient qu’il joue le temps additionnel dans sa gestion du problème du Sahara occidental. Convaincu que son discours triomphaliste, tenu depuis l’adoption de la résolution 2797 a fait son temps et qu’aujourd’hui, il a été rattrapé par la nature même du problème qui est un problème de décolonisation, il tente de faire obstruction à toute tentative de faire avancer l’ordre du jour des futurs rounds de négociation, vers des questions de fonds comme, l’énoncé des questions à soumettre aux électeurs sahraouis pour leur permettre d’exprimer leur vote, la composante du corps électoral qui sera concerné par un futur vote pour l’autodétermination. Ce sont ces appréhensions qui poussent le Makhzen à ruser et à tergiverser, mais ce jeu puéril ne saura durer éternellement.

Slimane B.

Article précédentSAHARA OCCIDENTAL  : La situation dans les territoires occupés mise en lumière à Berne
Article suivantAGRESSION AMÉRICANO-SIONISTE CONTRE L’IRAN : Les réjouissances cyniques d’un sénateur