Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, a affirmé, à Constantine, que la commémoration de la mort en martyr du chahid Didouche Mourad (1927-1955) constitue « un renouvellement du pacte avec la Mémoire nationale et une consolidation des valeurs de fidélité aux sacrifices des symboles de la glorieuse Révolution de libération ». S’exprimant à l’ouverture d’un colloque historique intitulé « Le chahid Didouche Mourad, parcours d’un leader inspirant », le ministre a souligné que la commémoration du 71ᵉ anniversaire de la mort du commandant du Nord-Constantinois « ne se limite pas à une simple évocation d’un symbole national, mais représente un retour aux sources d’une école de lutte et de sacrifice incarnée par un leader d’exception, alliant audace et sagesse, intimement lié à l’histoire du mouvement national ». Tacherift a rappelé que le chahid Didouche Mourad fut une figure centrale du militantisme national, ayant activement œuvré au sein du Parti du peuple algérien (PPA), des Scouts musulmans algériens (SMA), du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) ainsi que de l’Organisation spéciale (OS), premier noyau structuré de la lutte armée. Il a également mis en exergue le rôle déterminant du martyr dans une étape charnière de la Révolution de libération, notamment sa contribution à la création du Comité révolutionnaire d’unité et d’action (CRUA), à la préparation de l’insurrection armée au sein du Groupe historique des 22, avant d’être l’un des six héros ayant déclenché la Révolution du 1er Novembre 1954. Évoquant les circonstances de son martyre, le ministre a rappelé que Didouche Mourad est tombé au champ d’honneur lors d’une bataille mémorable près de Oued Boukerker, inscrivant, aux côtés de ses compagnons, les valeurs les plus nobles de bravoure, de courage et de sacrifice pour la défense de l’Algérie. Dans le même contexte, Abdelmalek Tacherift a indiqué que cette commémoration coïncide avec l’anniversaire de la création de l’état-major général (EMG) de l’Armée de libération nationale (ALN) en 1960, une institution stratégique qui a joué un rôle fondamental dans l’organisation et la conduite de la lutte contre le colonialisme, tout en contribuant à la formation de cadres appelés à bâtir l’État national indépendant. Il a enfin souligné que les sacrifices des martyrs demeureront à jamais gravés dans la mémoire collective, constituant des pages lumineuses dont les générations montantes doivent s’inspirer pour cultiver les valeurs de patriotisme, de service de la patrie et d’engagement, dans un climat de stabilité et de prospérité. À ce titre, il a appelé la jeunesse à « lire l’histoire avec lucidité » et à relever les défis actuels avec la même détermination que celle des martyrs, dans le cadre de la dynamique de réformes et de réalisations engagée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
S. O.











































