Face aux perturbations causées par la grève de certains transporteurs, dans un contexte de débat autour du projet de loi sur le Code de la route et de la hausse des prix des carburants, le Parti Voix du peuple et le Front El-Moustakbal ont réagi en appelant à la responsabilité, au rejet de l’alarmisme et à la primauté du dialogue institutionnel afin de préserver la stabilité sociale et la sécurité des citoyens.
Dans un communiqué rendu public, le Parti Voix du Peuple a affirmé suivre avec « intérêt et responsabilité » l’évolution de la situation, soulignant les répercussions directes de la grève sur la mobilité des citoyens et leur quotidien. Tout en reconnaissant le droit à l’expression des revendications, le parti appelle à privilégier l’apaisement et à suspendre les formes de protestation portant atteinte au droit fondamental à la mobilité, en contrepartie d’un engagement clair des autorités à poursuivre le dialogue et à traiter les préoccupations soulevées dans des délais raisonnables. Le parti a insisté par ailleurs sur le caractère prioritaire de la sécurité routière, rappelant le lourd bilan annuel des accidents de la route, estimé à environ 5 000 victimes entre morts, blessés et handicapés. À ce titre, il a plaidé pour une approche équilibrée, fondée sur la prévention, la dissuasion rationnelle et le traitement des causes réelles des accidents, notamment les comportements dangereux liés à la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de drogues, ainsi que le renforcement du contrôle technique et professionnel. Le Parti Voix du Peuple rappelle également que le projet de loi sur le Code de la route est toujours en discussion au Parlement (Conseil de la nation, ndlr), laissant ainsi la voie ouverte à son enrichissement à travers les mécanismes constitutionnels de dialogue et de consultation.
Concernant les carburants, le parti estime que le débat doit être encadré loin de toute dramatisation. Les augmentations, comprises entre 1,40 DA et 3 DA, restent selon lui en deçà du coût réel, l’État continuant à supporter l’essentiel de la charge grâce aux subventions. Ces ajustements seraient liés, selon les spécialistes, à la couverture des coûts de transport, de maintenance et à l’amélioration de la qualité des services dans les stations-service. Dans cette optique, le parti propose plusieurs mesures, dont l’instauration d’un dialogue structuré avec les transporteurs, l’adoption d’une période transitoire flexible pour l’application de certaines dispositions de la loi, la révision du système des amendes et l’étude de mécanismes de soutien aux professionnels du secteur.
De son côté, le Front El-Moustakbal dit avoir suivi avec attention les débats suscités par le projet de loi relatif à la circulation routière, les prix des carburants et les revendications des syndicats des transports et des taxis. Réaffirmant son attachement à une réforme sereine, à la protection des vies humaines et à la préservation de la stabilité sociale, appelant à la raison et au rejet des discours alarmistes. Le FEM souligne que le projet de loi suit son parcours législatif normal et n’a pas pour objectif de sanctionner le citoyen, mais bien de faire face à l’hémorragie des accidents de la route, qui font chaque année des milliers de victimes. Il estime que toute lecture prématurée du texte relève de la désinformation et rappelle que le projet demeure ouvert à l’enrichissement à travers les mécanismes constitutionnels, notamment le rôle du Conseil de la nation et la possibilité de recourir à des commissions paritaires et à des experts pour aboutir à un texte équilibré, conciliant dissuasion et protection des droits.
S’agissant des carburants, le parti regrette les campagnes de dramatisation autour des hausses jugées minimes, rappelant que l’Algérie demeure parmi les pays où les prix à la pompe sont les plus bas, grâce au soutien conséquent de l’État. Ces ajustements seraient principalement liés à la modernisation des stations-service et à l’amélioration de la qualité des prestations, sans impact significatif sur le pouvoir d’achat. Il en outre salué la démarche de dialogue social engagée par le ministère de l’Intérieur et des Transports avec les partenaires sociaux et les représentants des transporteurs. Il considère le secteur des transports comme stratégique et sensible, nécessitant concertation et responsabilité, tout en mettant en garde contre les tentatives d’instrumentalisation des tensions dans un contexte régional et international complexe.
Sarah O.
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