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DÉFI DE LA SÉCURITÉ SANITAIRE EN AFRIQUE : Le rôle pionnier de l’Algérie souligné à Alger 

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Les participants à la Conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments et les technologies de la santé, clôturé hier, à Alger, ont affirmé « le rôle pionnier de l’Algérie dans la conduite du processus de souveraineté sanitaire en Afrique, à travers le renforcement de la coopération dans le domaine de l’industrie pharmaceutique ».

Dans des déclarations à la presse au Centre international des conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, en marge des travaux de la rencontre, le ministre du secteur public des affaires en Égypte, Mohamed Chimi a salué « le potentiel de l’Algérie en matière de production de médicaments et de consommables médicaux », soulignant que « l’Afrique a besoin du soutien et de l’accompagnement de l’Algérie, aux côtés des autres pays pionniers dans ce domaine comme l’Égypte et l’Afrique du sud pour réaliser la sécurité sanitaire ». Il a appelé, dans ce contexte, à la création « d’une haute commission pour l’industrie du médicament en Afrique qui se réunira annuellement pour le suivi de ce qui a été convenu », insistant sur « la nécessité de mettre en place un plan durable pour le développement de l’industrie pharmaceutique, basé sur la coopération et l’échange d’expertises en fonction des besoins des différents pays ». Pour sa part, la secrétaire d’État à la Santé publique et à la Prévention du Tchad, Mbaidedji Dekandji Francine, a exprimé son admiration pour « l’expérience de l’Algérie dans le domaine de l’industrie pharmaceutique, d’autant qu’elle compte plus de 230 usines », soulignant que « ce développement constitue « un pas important » à soutenir par des partenariats africains pour permettre au continent d’atteindre sa sécurité sanitaire, à travers des produits 100% africains ».

« Le continent est assez fort pour accomplir des réalisations »

Le ministre mozambicain de la Santé, Ussene Isse a souligné, quant à lui, « l’impératif d’adopter une voie africaine unifiée dans le domaine de la santé et de la fabrication de médicaments, estimant que « le continent est suffisamment fort pour accomplir des réalisations importantes, à travers l’unification des efforts de ses pays ». Ce dernier a mis en avant « les relations unissant son pays à l’Algérie dans le domaine de l’industrie pharmaceutique, à travers plusieurs accords », affirmant que « la promotion de la coopération avec un pays fort dans le domaine de la production de médicaments, comme l’Algérie, aura un grand impact sur les peuples du contient ».

« 82% de production locale est un acquis important »

Pour sa part, le directeur régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Afrique, Mohamed Yakub Janabi a souligné que « le continent importait entre 60 et 90 % de ses besoins en médicaments et en vaccins », affirmant que « le passage de l’Algérie à 82% de production locale est un acquis important pour le continent ». Il a dans ce cadre, affirmé que « l’OMS tend à appuyer l’Algérie, à travers les certificats d’échéance qui renforcent ses capacités concurrentielles à l’exportation », ajoutant qu’« une série de rencontres, tenues avec les responsables algériens, a permis d’arrêter les priorités de la coopération bilatérale pour la prochaine étape ». Il a indiqué, dans ce contexte, que « l’expérience algérienne pouvait constituer un modèle à suivre pour les autres pays africains », affirmant « la disponibilité de l’organisation à assumer son rôle dans ce sens », a-t-il conclu.

L.Zeggane

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