« Nous assumons nos responsabilités dans le monde. Ce n’est pas nous qui cherchons le conflit », a affirmé la Première ministre danoise.
La Première ministre danoise Mette Frederiksen a rejeté jeudi les nouvelles discussions concernant l’acquisition du Groenland, affirmant que « l’allié le plus proche » du Danemark ne devrait pas traiter un autre pays et son peuple comme quelque chose pouvant être achetée et possédée. Sans nommer explicitement les Etats-Unis, Mme Frederiksen a déclaré que l’année écoulée avait été marquée par « des menaces, des pressions et des propos condescendants » de la part d’un pays qu’elle a décrit comme « l’allié le plus proche du Danemark depuis toujours ». S’exprimant depuis sa résidence officielle, Mme Frederiksen a abordé toute une série de questions, notamment l’économie et la protection sociale, mais a réservé ses propos les plus durs aux pressions géopolitiques auxquelles son pays est confronté, en particulier en ce qui concerne le territoire arctique du Groenland. « Aujourd’hui, le conflit autour du Groenland, autour du Royaume, refait surface », a noté Mme Frederiksen, faisant référence aux nouvelles tensions diplomatiques. Elle a critiqué la mentalité qui sous-tend ces pressions, la qualifiant de vision dépassée du monde, « consistant à vouloir prendre le contrôle d’un autre pays, d’un autre peuple. Comme s’il s’agissait de quelque chose que l’on pouvait acheter et posséder ». « Nous assumons nos responsabilités dans le monde. Ce n’est pas nous qui cherchons le conflit », a-t-elle affirmé. « Mais que personne n’en doute : quoi qu’il arrive, nous resterons fermes quant à ce qui est juste et ce qui ne l’est pas ». Ses remarques font suite à l’annonce par le président des Etats-Unis Donald Trump, le 21 décembre 2025, de la nomination du gouverneur de Louisiane Jeff Landry au poste d’envoyé spécial des Etats-Unis au Groenland, renouvelant ainsi les tensions diplomatiques entre Washington et le royaume danois. Depuis son entrée en fonction en janvier 2025, M. Trump a exprimé à plusieurs reprises son intérêt pour le contrôle du Groenland, affirmant qu’il n’exclut pas le recours à la « coercition militaire ou économique » pour atteindre cet objectif.
R. I./Agences









































