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CONFÉRENCE MINISTÉRIELLE AFRICAINE SUR LA PRODUCTION LOCALE DE MÉDICAMENTS  : L’Afrique peut assurer sa sécurité sanitaire

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Ce n’est pas par hasard que la première édition de la conférence ministérielle africaine sur « la production locale de médicaments et autres technologies de santé » se tient à Alger. De jeudi dernier à la clôture de ses travaux aujourd’hui.

C’est l’organisation mondiale de la santé (OMS) qui a choisi notre pays. Pourquoi ? Dans son allocution d’ouverture des travaux, lue en son nom par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, le président Abdelmadjid Tebboune a expliqué que « le choix de l’OMS a été motivé par plusieurs considérations, dont les réalisations et les réformes opérées dans l’industrie pharmaceutique en Algérie et le saut qualitatif que connaît ce secteur ». Un saut qualitatif qui, sans compter les projets en cours de réalisation, se distingue par 230 usines de production pharmaceutique alors que sur l’ensemble du continent les producteurs de médicaments sont au nombre de 649. En d’autres termes, l’Algérie compte le tiers des producteurs africains. Il a ajouté que « le succès de la 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025) » qui s’est tenue à Alger, du 4 au 10 septembre 2025 a également joué dans le choix de l’OMS. Cela étant, l’Afrique compte 1,5 milliard d’habitants. Une dizaine de maladies sont endémiques dans le continent. Du VIH à la tuberculose en passant par le paludisme et bien d’autres maladies. 

Fait, plus grave encore, l’Afrique importe 90% de ses besoins en médicaments avec des variables selon les pays. De plus, elle fait face aux trafics des médicaments contrefaits. C’est la pandémie du Covid 19 qui a mis en évidence « la concentration de la fabrication des médicaments dans un petit nombre de pays a entraîné des inégalités dans l’accès aux vaccins et à d’autres produits de santé ». Pour toutes ces raisons « l’Algérie a choisi de faire de l’industrie pharmaceutique un secteur stratégique et une priorité nationale dans le processus de réalisation de la sécurité sanitaire, en y dédiant un ministère à part entière depuis 2020 et en mettant en œuvre des réformes structurelles profondes, comprenant le développement du cadre réglementaire, la facilitation de l’investissement et l’encouragement des partenariats, en sus du soutien à la recherche et au développement, ce qui a permis de porter le taux de couverture nationale en médicaments produits localement à plus de 80%, tout en se tournant davantage vers l’exportation vers les marchés africains » a précisé le président Tebboune dans son discours. Non sans souhaiter que cette conférence « couronne ses travaux par la « déclaration d’Alger » qui servira de charte pour les pays africains afin de renforcer la production locale de médicaments, en jetant les bases de partenariats concrets garantissant aux peuples de notre continent le droit aux médicaments, le droit à la santé et le droit au développement, afin que l’Afrique soit en mesure de produire ses médicaments, de garantir la santé de ses enfants et de réaliser sa souveraineté ». Avec toutes ses richesses naturelles, l’Afrique peut et doit se donner les moyens pour assurer sa sécurité sanitaire. Enfin, il a émis le vœu « que cette conférence, abritée par l’Algérie, et s’inscrivant dans le cadre de la Vision 2063 de l’Union africaine (UA), puisse contribuer grandement à la mise en œuvre de la stratégie africaine pour les industries pharmaceutiques, qui vise à couvrir la majeure partie des besoins des peuples du continent en médicaments, vaccins et technologies de santé ». Pour atteindre cet objectif, le Chef de l’État algérien a rappelé « l’attachement constant de l’Algérie aux principes de solidarité africaine et d’intégration régionale, conformément à sa vision visant à faire de l’Afrique un continent fort par sa souveraineté, uni par ses intérêts et intégré dans son développement ».

 Z. M.

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