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CISJORDANIE OCCUPÉE : Une nouvelle journée marquée par des arrestations, démolitions et restrictions militaires

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Les forces d’occupation israéliennes ont mené, hier, une série d’opérations militaires simultanées dans plusieurs régions de la Cisjordanie occupée, entraînant des arrestations, des démolitions de structures civiles et un durcissement des mesures de contrôle, dans un climat de tensions persistantes. À Kafr Aqab, au nord de Jérusalem occupée, un jeune palestinien a été arrêté après avoir été violemment maltraité par des soldats israéliens. Selon des sources locales, les forces d’occupation ont encerclé le quartier lors d’une vaste incursion qui s’est étendue jusqu’aux abords du camp de réfugiés de Qalandia. Le jeune homme a été ligoté et soumis à des violences avant d’être emmené vers une destination inconnue. Cette opération s’inscrit dans une série d’arrestations menées quasi quotidiennement dans les zones palestiniennes situées à proximité d’ElQods. Dans le nord de la Cisjordanie, la ville de Naplouse a connu un renforcement important des mesures militaires aux principaux barrages qui l’entourent. Des sources locales ont rapporté que les soldats israéliens ont procédé à des fouilles approfondies de véhicules et à des contrôles stricts des cartes d’identité, provoquant de longues files d’attente et une paralysie partielle de la circulation. Les barrages dits « 17 », au nord de la ville, et de Deir Charaf, à l’ouest, ont été totalement fermés, empêchant l’entrée et la sortie des véhicules pendant plusieurs heures. Parallèlement, des unités de l’armée sioniste ont fait irruption dans plusieurs maisons situées à proximité de l’hôpital An-Najah, l’un des principaux établissements médicaux de Naplouse. Les habitations ont été fouillées, et plusieurs familles ont été contraintes d’évacuer temporairement leurs logements. Les soldats ont également confisqué des dispositifs d’enregistrement de caméras de surveillance, suscitant la crainte d’une extension des opérations dans ce secteur densément peuplé. Dans le sud de la Cisjordanie, la région désertique de Yatta, au sud d’Hébron, a été le théâtre de nouvelles démolitions. Les autorités d’occupation israéliennes ont détruit, à l’aide de bulldozers, plusieurs baraquements et étables appartenant à des citoyens palestiniens dans le village de Khachm ad-Daraj, plus précisément dans la vallée d’Al-Qarachiya. Selon des témoins, les structures visées appartenaient à des membres de la famille al-Hamadin et servaient à la fois d’abris et d’installations agricoles. Ces démolitions touchent directement des familles vivant de l’élevage et de l’agriculture, déjà fragilisées par les restrictions imposées à leurs déplacements et à l’accès aux terres. Les habitants dénoncent une politique visant à les contraindre à quitter la zone, dans un contexte de pressions continues exercées par les autorités israéliennes et les colons. Toujours dans le gouvernorat d’Hébron, un jeune homme d’une trentaine d’années a été blessé par balle dans la localité de Tarqumiya, à l’ouest de la ville. D’après des sources sécuritaires et médicales, l’homme a été atteint à la jambe par des tirs à balles réelles alors qu’il se trouvait à proximité du mur de séparation. Son état de santé a été jugé modéré, mais il a dû être hospitalisé pour recevoir des soins. Ces événements s’inscrivent dans un cadre plus large d’opérations militaires intensifiées à travers la Cisjordanie occupée. Selon des correspondants de terrain, plusieurs villes et villages ont été visés par des incursions nocturnes et diurnes, accompagnées d’arrestations de Palestiniens et de destructions de biens. Ces actions se déroulent parallèlement à des attaques menées par des colons contre des propriétés palestiniennes, souvent sous la protection de l’armée. Un an après les vastes opérations de destruction menées dans les camps de réfugiés de Jénine et de Nour Chams, dans le nord de la Cisjordanie, les habitants déplacés demeurent empêchés de retourner dans leurs foyers. Depuis leur expulsion, leurs maisons ont été détruites par explosions, incendies et bulldozers, transformant ces camps densément peuplés en zones militaires fermées. Des familles déplacées témoignent aujourd’hui d’une situation humanitaire préoccupante. Privées de logements permanents, beaucoup vivent dans des conditions précaires chez des proches ou dans des abris temporaires. Elles dénoncent la perte de leurs biens, l’interruption de la scolarité des enfants et l’effondrement de leurs moyens de subsistance. Les camps, autrefois centres de vie sociale et économique, ont été transformés en bases militaires, interdisant toute tentative de retour. Les organisations palestiniennes et plusieurs acteurs humanitaires alertent sur une aggravation continue de la crise en Cisjordanie occupée. Arrestations arbitraires, démolitions de logements, restrictions de circulation et violences répétées contribuent à un climat d’insécurité permanente pour la population civile. Dans ce contexte, les appels se multiplient pour une protection internationale des Palestiniens et pour la fin des politiques de destruction et de déplacement forcé. Alors que la situation reste tendue sur l’ensemble du territoire occupé, ces nouvelles opérations illustrent une réalité quotidienne faite d’incursions militaires, de démantèlement d’infrastructures civiles et d’un avenir incertain pour des milliers de familles palestiniennes, prises dans un cycle de violence et de privations qui ne montre aucun signe d’apaisement.
M. S.

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