Après la « grande balle », place à la petite. L’actualité sportive algérienne bascule vers le handball à l’occasion du Championnat d’Afrique, rendez-vous continental majeur et surtout qualificatif pour le Championnat du monde 2027 en Allemagne. Une compétition que l’Algérie aborde avec un mélange d’espoir, de prudence et d’ambition mesurée, portée par une nouvelle dynamique incarnée par le sélectionneur Salah Bouchekriou et son staff.
Pour ce rendez-vous capital, le coach national a opté pour un savant dosage entre sang neuf et cadres expérimentés. La liste dévoilée comprend plusieurs jeunes éléments appelés à incarner l’avenir de la discipline, entourés de joueurs aguerris comme Ghodbane, Daoud, Berkous et Abdi, dont l’expérience du très haut niveau sera précieuse dans les moments décisifs.
Ce choix traduit une volonté claire : préparer le futur sans brûler les étapes, tout en restant compétitif dès maintenant. L’objectif n’est pas seulement le résultat immédiat, mais la construction progressive d’un groupe capable de redonner à l’Algérie sa place historique sur l’échiquier africain.
Le retour aux racines du handball algérien
L’un des signaux les plus encourageants de cette campagne réside dans le retour du handball national « dans les bras de ses enfants ». À commencer par le président de la Fédération, Mourad Bousebt, et un staff technique composé exclusivement d’anciens champions d’Afrique : Bouchekriou, Loukil, Aouachria et Limam. Tous ont connu les sacres continentaux en tant que joueurs et espèrent désormais répéter l’exploit depuis le banc et les bureaux.
Ce retour aux fondamentaux n’est pas anodin. Il symbolise une reconnexion avec l’ADN du handball algérien, longtemps synonyme de rigueur, d’engagement et de caractère. Une page semble se tourner après des années de tâtonnements, avec l’ambition affichée d’ouvrir un nouveau cycle durable.
Un contexte africain relevé
La tâche s’annonce néanmoins ardue. L’Égypte, véritable référence mondiale, apparaît une nouvelle fois comme la grande favorite à sa propre succession, avec l’objectif de décrocher un quatrième titre consécutif. Derrière, la concurrence est rude, notamment avec la Tunisie, le Cap-Vert et l’Angola, habitués des grands rendez-vous.
Dans ce contexte, les attentes autour de l’Algérie restent mesurées mais claires : proposer un handball moderne, structuré, compétitif, et viser au minimum une place en finale. Un objectif ambitieux, mais pas irréaliste au regard du potentiel humain et de la dynamique actuelle.
Un premier tour à bien négocier
Trois rencontres à prendre très au sérieux, notamment face au Rwanda porté par son public. Une première place dans le groupe offrirait un tableau certes difficile, mais potentiellement plus lisible pour la suite de la compétition.
En cas de qualification en tête de groupe, l’Algérie affronterait en quart de finale le deuxième du groupe B, composé de l’Égypte, de l’Angola, de l’Ouganda et du Gabon. Selon toute logique, l’Angola apparaît comme l’adversaire le plus probable.
En demi-finale, si le parcours se poursuit, les Verts pourraient croiser le fer avec le qualifié issu du duel entre le premier du groupe C et le deuxième du groupe D, où la Tunisie et le Cap-Vert font figure de favoris. Autant dire que chaque match sera une finale avant l’heure.
L’enjeu mondial en ligne de mire
Au-delà du prestige continental, l’enjeu est immense : les cinq premières nations décrocheront leur billet pour le Championnat du monde 2027 en Allemagne. Une qualification mondiale serait un tournant majeur pour le handball algérien, tant sur le plan sportif que structurel.
Plus qu’un simple tournoi, ce Championnat d’Afrique pourrait marquer le point de départ d’un nouveau chapitre. Entre mémoire glorieuse et promesses d’avenir, l’Algérie avance avec humilité mais détermination, espérant retrouver, balle en main, la place qui fut longtemps la sienne sur la scène africaine.
H. S.
Le programme de la sélection algérienne lors de la phase de groupes sera déterminant :
21 janvier : Algérie – Nigeria
22 janvier : Algérie – Rwanda (pays organisateur)
24 janvier : Algérie – Zambie















































