Il y a des anniversaires de l’histoire qui relèvent du cérémonial et d’autres qui se célèbrent et s’inscrivent dans l’histoire vivante et qui continue de s’écrire dans le feu de l’action sur tous les fronts d’un combat d’un peuple pour se libérer du joug colonial pour enfin épouser l’indépendance.
C’est le cas du peuple sahraoui qui a célèbré, le 50ème anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique, le 27 février 1976, à Bir-Lehlou, dans les territoires sahraouis libérés de l’occupation militaire marocaine.
Avec la célébration du cinquantième anniversaire de la proclamation de la RASD, il y a un demi-siècle par le Front Polisario, représentant légitime et seul du peuple sahraoui, reconnu, depuis à ce jour, par les Nations unies (ONU) et L’Union africaine (UA), par une cérémonie officielle et populaire, de l’acte en présence de délégations venues de par le monde et de divers horizons n’est que le rappel pertinent et incontournable, que la justesse d’une lutte de libération trouve écho et soutien en sa faveur au-delà des frontières outre que par sa ténacité, le combat sahraoui puise sa force pour affronter non seulement les manœuvres de l’occupant marocain pour en finir avec la voix du peuple sahraoui mais davantage les plans sournois d’ex-empires coloniaux, dont la France, dans leur soutien au système politique colonial de la monarchie marocaine au Sahara occidental. Un soutien d’acteurs permanents au Conseil de sécurité, qui s’est manifesté, lui aussi, il y a un demi-siècle, du retrait de l’ex-occupant espagnol des territoires sahraouis, sans achever le processus de décolonisation ouvrant la voie à l’invasion militaire marocaine du Sahara occidental, brandissant non seulement le drapeau marocain, mais aussi, des emblèmes de pays, occidentaux, France, États-Unis et Royaume-Uni… comme le montrent les archives en images et vidéos sur la marche décidée par l’ex-roi marocain, Hassan II et que le peuple sahraoui qualifie de « marche noire ».
Aujourd’hui, au camp des réfugiés sahraouis, Aousserd, le peuple sahraoui, ses représentants au sein du Front Polisario, des institutions de la République, se rappelleront sans nul doute qu’un certain 26 février 1976, à Bir Lehlou, la proclamation de la RASD par de jeunes et valeureux combattants du Front Polisario et de l’armée de Libération du peuple sahraoui ont été au rendez-vous, en ce jour avec l’histoire, pour mettre en échec, une des visées escomptées par le retrait espagnol sans assumer ses responsabilités historiques, politiques et de surcroît juridique par l’achèvement du processus de décolonisation. Ces jeunes valeureux combattants, pour ne citer, parmi eux, que les défunts martyrs, El-Wali Mustapha Sayed et Mohamed Abdelaziz, ont proclamé le 1er jour de la naissance de la RASD et son 50ème anniversaire est célébrée avec le peuple sahraoui par plus de 80 pays à travers le monde reconnaissant la RASD et de millions de personnes de par le monde soutenant la cause sahraouie.
À la « la marche de la honte » de l’occupant marocain en 1975, celle du peuple luttant depuis pour la dignité
et la liberté
À la « la marche de la honte » par l’invasion militaire marocaine du Sahara occidental, usant des pires moyens militaires, dont le napalm contre des civils, enfants, femmes, vieux et vieilles, en 1975, le peuple sahraoui et son représentant le Front Polisario, lui oppose depuis un demi-siècle, une marche d’un peuple pour la dignité refusant toute soumission à un système colonial, comme ce fut avant lui des peuples africains dans les luttes des indépendances de l’Afrique, processus qui demeure inachevé sur notre continent par la non application effective du droit à l’autodétermination au Sahara occidental, dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite à l’Onu et à L’UA.
Un peuple déterminé et engagé à épouser sa liberté et son indépendance, par la lutte sur divers fronts : militaire, diplomatique et notamment l’édification de ses institutions, depuis 50 ans a été aussi non sans un soutien et engagement de nombreux pays et les libres à travers le monde, à faire valoir le droit du peuple sahraoui et le droit international sur le droit de la force via des manœuvres de pays occidentaux membres du Conseil de sécurité. Celui-ci, pour rappel, a faili depuis 1991, année du cessez-le-feu entre le Front Polisario et l’occupant marocain, sous les auspices onusiens pour la tenue du référendum d’autodétermination par l’envoi de la Mission des Nations unies pour un référendum au Sahara occidental (MINURSO) qui, depuis, a été reporté au calendes grecs.
Aux diverses manœuvres du système colonial marocain et ses soutiens, le combat sahraoui brandit «pas d’alternative
à l’autodétermination »
À l’occasion de la célébration, du cinquantième anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique, en présence de responsables de nombreux pays, venus d’Afrique, d’Europe, d’Amérique Latine de Pays arabes, d’Amérique du Nord, le peuple sahraoui réaffirmera son attachement à se libérer du système colonial marocain, par son expression phare et sa conviction ancrée « pas d’alternative à l’autodétermination ». Un demi-siècle après 1976, les fondamentaux de la nature du conflit opposant le Front Polisario au Royaume du Maroc demeurent les mêmes après des décennies de manouvres de l’occupant marocain et ses soutiens dans sa colonisation du Sahara occidental, à tenter de dévier, dénaturer voire rendre en silence la voix d’un peuple déterminé au fil des générations, depuis la colonisation espagnole à l’occupation marocaine à arracher son indépendance et briser les chaines d’un système colonial oppresseur d’apartheid, pour vivre souverain sur l’ensemble de son territoire, le Sahara occidental. La RASD, reconnue actuellement par plus de 80 États, entretient des relations de coopération et d’amitié avec de nombreux pays et des partenariats solides avec des États d’Asie et d’Amérique latine, témoignant ainsi d’une reconnaissance internationale croissante.
De plus, le statut de la RASD en tant que membre fondateur de l’Union africaine (UA) prenant part aux principaux mécanismes de coopération et d’intégration continentale, reflète la légitimité du combat sahraoui et la reconnaissance de sa souveraineté sur la scène africaine.
Et si le locataire de la Maison-Blanche, Donald trump a ordonné à Rabat l’officialisation de la normalisation marocaine avec l’entité sioniste, génocidaire du peuple palestinien, contre sa reconnaissance de la « marocanité » du Sahara occidental, est loin de clore ainsi un combat d’un peuple pour sa liberté et son indépendance et la République sahraouie est un témoignage de la quête indéfectible d’un peuple pour son droit à l’autodétermination et à l’indépendance.
Karima Bennour













































