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CAN-2025/le pays organisateur pointé du doigt : Le Sénégal dénonce des « manœuvres » avant la finale

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À la veille de la finale de la Coupe d’Afrique des nations, la tension monte en coulisses. Dans un communiqué officiel au ton ferme, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a exprimé sa vive inquiétude face à une série de dysfonctionnements constatés lors de la préparation de son équipe nationale.

Des faits que Dakar interprète comme autant de signaux troublants, laissant penser que le pays organisateur serait prêt à user de tous les moyens pour mettre son adversaire en difficulté et s’adjuger le titre continental.

Accueil chaotique et sécurité défaillante

Premier motif de protestation : les conditions d’accueil jugées indignes lors de l’arrivée de la délégation sénégalaise à la gare de Rabat (les Sénégalais ont fait le déplacement de Tanger vers la capitale marocaine par train).

Selon la Fédération sénégalaise de football (FSF), l’absence de dispositif sécuritaire adéquat a exposé joueurs et encadrement à une forte bousculade, créant un climat de désordre incompatible avec les standards d’une finale de CAN.

Pour les responsables sénégalais, ce manquement n’est pas anodin et participe à une pression psychologique inutile à un moment clé de la compétition.

Bras de fer logistique autour de l’hébergement

Sur le plan logistique, la FSF révèle avoir dû déposer une réclamation écrite officielle afin d’obtenir un hébergement conforme aux exigences d’une compétition de ce niveau.

Ce n’est qu’après cette démarche que les Lions de la Teranga ont finalement été logés dans un hôtel cinq étoiles, condition essentielle à une bonne récupération physique. Un épisode supplémentaire qui alimente le sentiment, côté sénégalais, d’un traitement initialement défavorable.

Polémique autour des terrains d’entraînement

La question des installations sportives constitue un autre point de crispation majeur. La fédération sénégalaise a notifié à la CAF son refus catégorique de s’entraîner au Complexe Mohammed VI, considéré comme le camp de base du pays organisateur et de son équipe nationale.

Une situation perçue comme une atteinte directe au principe d’équité sportive. Plus préoccupant encore, la FSF affirme ne pas avoir été informée, jusqu’à présent, du site alternatif prévu pour ses séances d’entraînement.

La bataille des tribunes

Enfin, le dossier des billets vient compléter ce tableau déjà lourd. La délégation sénégalaise déplore une dotation extrêmement limitée, avec seulement deux billets VVIP officiels et l’impossibilité d’acquérir des billets VIP ou VVIP supplémentaires, contrairement aux tours précédents.

Si la FSF a pu acheter le quota maximal autorisé par la CAF pour ses supporters (300 billets de première catégorie, 850 de deuxième et 1 700 de troisième), elle juge ces chiffres largement insuffisants au regard de la demande et y voit une restriction préjudiciable à la ferveur de son public.

Un climat sous haute tension avant la finale

Pris séparément, chacun de ces incidents pourrait paraître mineur. Mis bout à bout, ils nourrissent toutefois un climat de suspicion et renforcent la conviction sénégalaise que le pays organisateur chercherait à tirer avantage de son statut d’hôte, y compris en dehors du terrain.

À quelques heures d’un rendez-vous décisif, cette polémique rappelle que, dans une finale de CAN, la bataille ne se joue pas uniquement sur la pelouse, mais aussi dans les coulisses de l’organisation. Visiblement, cette édition de la CAN restera dans les annales du football continental, tellement les scandales qui la marquent n’en finissent pas.

H. S.

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