Le huitième de finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre l’Algérie et la République démocratique du Congo, prévu aujourd’hui à 17h00, s’annonce comme un affrontement à haute intensité.
Une rencontre où l’expérience et le statut des Fennecs se mesureront à l’ambition, à la discipline et à la confiance d’une sélection congolaise déterminée à bousculer la hiérarchie.
Avant ce duel à élimination directe, le discours du camp congolais donne le ton. Respectueuse, mais loin d’être résignée, la RDC avance avec des idées claires.
« L’équipe algérienne est très bonne et possède des joueurs de très haut niveau, mais ce genre de match se joue sur les détails, et ce sont précisément ces détails sur lesquels nous allons nous concentrer », a déclaré le sélectionneur congolais, Sébastien Desabre, résumant parfaitement l’enjeu de cette confrontation. Le message est limpide : la RDC reconnaît la valeur de son adversaire, référence continentale riche en individualités et en expérience internationale. Mais dans une CAN souvent imprévisible, le statut ne suffit plus. Pour le staff congolais, la clé réside dans la rigueur tactique, la concentration et la gestion des moments clés. Transitions, coups de pied arrêtés, discipline défensive : chaque phase du jeu est travaillée avec minutie. « Ce sont les détails qui font la différence », insiste le sélectionneur, conscient que la moindre erreur peut faire basculer un match de ce niveau. Sur le terrain, la RDC s’appuiera sur une génération largement issue des grands championnats européens. En attaque, Cédric Bakambu (Real Betis) représente la principale menace. Expérimenté, clinique devant le but et opportuniste, il sera l’homme à surveiller pour la défense algérienne. Derrière, la solidité est incarnée par Chancel Mbemba (Lille), véritable patron de la ligne défensive, accompagné d’Axel Tuanzebe (Burnley) et de Ngalaiel Mwako (Lille). Une arrière-garde athlétique, disciplinée et difficile à manœuvrer, capable de résister à la pression algérienne.
Sur le flanc droit, Aaron Wan-Bissaka (West Ham) apporte un supplément de sécurité défensive. Spécialiste des duels, il pourrait compliquer la tâche des ailiers algériens, souvent moteurs du jeu offensif des Fennecs.
Dans l’entrejeu, la RDC misera sur l’énergie et la discipline de Noah Sadiki (Sunderland). Malgré son jeune âge, il incarne une génération congolaise mature, capable d’imposer un rythme élevé, de presser haut et de perturber la construction adverse.
Sa mission sera claire : casser les circuits algériens, limiter l’influence des joueurs créatifs et assurer des projections rapides vers l’avant dès la récupération. Autre élément mis en avant côté congolais : le stade de Rabat. « Le stade de Rabat est devenu un porte-bonheur pour nous, et nous espérons continuer à y enchaîner les qualifications, y compris face à l’Algérie », a confié le sélectionneur. Un discours révélateur de la confiance qui anime le groupe. Plus qu’un simple lieu, Rabat est perçu comme un environnement familier, propice aux exploits et à l’expression d’un football libéré.
Pour l’Algérie, ce huitième de finale s’apparente à un véritable match piège. Favorite sur le papier, elle devra le confirmer face à une équipe compacte, bien organisée et portée par une dynamique positive.
Dans une CAN où chaque erreur se paie cash, l’expérience algérienne devra répondre à la concentration congolaise. Plus qu’un duel de talents, ce Algérie–RDC promet d’être un combat de nerfs, de discipline et de détails — exactement là où, selon le camp congolais, tout se jouera.
Hakim S.













































