Les prévisions hivernales publiées en décembre dernier par plusieurs grands instituts économiques allemands ont tablé sur une croissance de seulement 0,1% pour 2025.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a assuré que la relance de la croissance économique serait la principale priorité de son gouvernement en 2026, après avoir reconnu que les précédentes mesures n’avaient pas suffi à renforcer la compétitivité de l’Allemagne, selon un document cité par l’agence de presse allemande dpa. Dans une lettre adressée en début d’année aux membres de sa coalition gouvernementale, il a ainsi qualifié les perspectives économiques de « très critiques dans certains domaines ». En 2026, l’Allemagne devra se concentrer sur des mesures politiques et législatives décisives afin d’améliorer considérablement les conditions pour les entreprises, a écrit M. Merz, soulignant que ce n’est qu’ainsi que l’économie pourra renouer avec la croissance. L’économie allemande s’est contractée en 2023 et 2024. Les prévisions hivernales publiées en décembre dernier par plusieurs grands instituts économiques allemands ont tablé sur une croissance de seulement 0,1% pour 2025, soulignant l’affaiblissement de la demande extérieure, notamment une baisse marquée des exportations vers les Etats-Unis. D’après des analystes, la reprise économique allemande a longtemps été freinée par les coûts élevés de l’énergie, la faiblesse de la demande mondiale et la lenteur des réformes structurelles, les hausses de droits de douane décidées par Washington en 2025 ajoutant une pression supplémentaire sur les exportateurs. Depuis son entrée en fonction en mai 2025, Friedrich Merz s’est engagé à relancer la plus grande économie d’Europe grâce à des dépenses publiques de grande échelle et à des investissements accrus dans la défense et les infrastructures. Son gouvernement a reconnu que la reprise prendrait du temps et a mis en place des réductions d’impôts et d’autres réformes, même si le patronat estime que le rythme du changement demeure trop lent. Ainsi, la locomotive industrielle de l’Europe tousse. Son industrie lourde est à la peine et depuis 2021, sa production est en baisse. En 2024, elle a diminué de 4,5 %. Entre août 2024 et août 2025, elle a également chuté de 4,3 % et la Fédération des industries allemandes (BDI) prévoit une baisse globale de 2 % de la production manufacturière en 2025. Une analyse du cabinet d’audit et de conseil Ernst & Young (EY) publiée ce lundi 29 décembre met un peu plus en avant les difficultés financières qui frappent les entreprises de ce secteur cette année.
R. I./Agences












































