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ALGER ACCUEILLERAIT UNE NOUVELLE RÉUNION DE RÉCONCILIATION À LA FIN DU MOIS : La réunification inter-palestinienne gagne du terrain

Afin de supprimer tout obstacle potentiel qui pourrait nuire aux efforts accomplis dans le cadre de la Déclaration d’Alger pour la réconciliation palestinienne, les responsables palestiniens n’ont pas exclu la possibilité d’organiser des réunions entre les dirigeants des différentes factions internes.

En effet, selon Khalil Al-Hayya, chef adjoint du Mouvement de la résistance palestinienne « Hamas », le dialogue se poursuivra et une nouvelle session de négociations sera organisée au plus tard ce mois-ci, dans le but de reprendre les efforts de réconciliation. « L’Algérie accueillera une nouvelle session du dialogue national des factions palestiniennes fin décembre, pour relancer les efforts palestiniens pour parvenir à la réconciliation et mettre fin aux divisions internes », a annoncé le haut responsable lors d’une conférence qui s’est tenue simultanément à Ghaza et dans la ville cisjordanienne de Ramallah. Une initiative qui vise, comme le stipule la Déclaration d’Alger, à mettre fin à quinze années de division interne entre les factions palestiniennes, afin qu’elles puissent surmonter les défis auxquels est confrontée cette cause commune, et retrouver l’unité face à la répression israélienne. Rappelons dans ce contexte, que les différends entre le Hamas et le Fatah ont commencé en 2007, Depuis, les deux factions n’ont pas pu parvenir à une réconciliation définitive. Ainsi, moins de trois mois après la signature de la Déclaration d’Alger, « le Hamas souhaite restaurer l’unité nationale, non pas sur la base des besoins des habitants de la Cisjordanie et de la bande de Ghaza, mais plutôt sur un programme et une vision de la résistance qui découlent du fait qu’il s’agit d’un mouvement de libération qui veut mettre fin à la division », comme l’a souligné Al-Hayya. « Il y a un besoin d’une vision palestinienne » capable d’accompagner la lutte du peuple palestinien,  pour ses droits légitimes citant « du droit au retour, à la libération des terres occupées » , et de savoir « comment mener cette lutte », a-t-il poursuivi, notant que toutes les factions sont  partenaires et investies dans le combat libérateur du peuple palestinien, pour en finir avec l’occupation sioniste . À la mi-octobre, quatorze factions s’étaient réunies pour mettre un terme aux divergences qui ont été profitables, durant des années, à l’occupant sioniste. Un conclave qui avait abouti à un accord entre le Hamas et le Fatah, paraphé sous les auspices du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Le chef de l’État avait déclaré que les groupes politiques palestiniens étaient parvenus à « un consensus sans précédent ». Aussi, il est nécessaire de souligner que ladite déclaration comprenait la convocation d’élections d’ici un an et la reconnaissance de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), en tant que seul représentant du peuple palestinien.
Hamid Si Ahmed