Moutons

AID EL ADHA : Des hausses de 30 à 40% sur le prix du mouton

Les prix des moutons connaitront cette année des augmentations sans précédent comparés aux années précédentes. Selon le secrétaire général de l’Union nationale des agriculteurs algériens, la hausse sera de 30% à 40% et le prix d’un mouton moyen peut atteindre les 80 000 Da.
À en croire les propos de Taher Krami, cette flambée du prix du mouton est l’origine de la cherté des fourrages. Si l’on s’attendait à la chute des prix en raison de la sécheresse auquel fait face le pays, il n’en sera pas le cas, souligne la même source qui pointe du doigt essentiellement les spéculateurs de provoquer cette flambée en relevant les prix à leur guise. Krami qui s’est exprimé hier sur le plateau d’une chaîne de télévision privée a expliqué que l’absence de contrôle ne fera que compliquer d’avantage la situation, appelant à cet effet les autorités à leur tête les ministères du Commerce et de l’Agriculture à intervenir et mettre fin à la spéculation, et à la régulation des prix mais aussi au soutien des éleveurs. Il faudra noter qu’à quelques semaines de la célébration de l’Aid El Adha, les points de vente de moutons ne devront pas tarder à se manifester. Alors que les prix s’annoncent déjà inaccessibles, l’offre sera pourtant abondante puisque les éleveurs ont décidé de liquider leurs bétails en raison de la vague de sécheresse ayant eu des répercussions sur les besoins de l’élevage. En effet, il risque d’y avoir un surplus de l’offre puisque des éleveurs et des agriculteurs, lourdement touchés par le stress hydrique qui frappe le pays notamment la région des Hauts-Palataux et le Sud, ont décidé de vendre le tout de leur élevage car ne pouvant plus faire face à cette situation exceptionnelle, et ce à des prix très bas. Selon les témoignages des éleveurs de la wilaya de Sétif des différentes régions telles que hammam soukhna, Aïn Azel, Aïn oulmene et saleh bey; la hausse sans précédent des prix d’aliments pour le bétail  est l’une les raisons principales de cette catastrophe sachant que  le prix d’un quintal de son a atteint 4800 dinars tandis que l’orge a atteint le seuil des 6000 dinars, en plus de la diminution des zones propices au pâturage. Le vice-président de la fédération des éleveurs, Omrani Ibrahim, avait qualifié la situation de « crise majeure » qui affecte la quasi-totalité des Hauts Plateaux et des Aurès. En attendant l’amélioration des conditions climatiques Omari avait recommandé aux éleveurs comme solution de vendre au plus vite le bétail le plus vieux et de laisser les jeunes moutons jusqu’à l’approche de l’Aid.
Ania Nait chalal