Accueil ACTUALITÉ Agression américano-sioniste contre l’Iran : La guerre s’installe pour longtemps

Agression américano-sioniste contre l’Iran : La guerre s’installe pour longtemps

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«Un rêve qui ne se réalisera jamais», a affirmé hier le président iranien Massoud Pezeshkian, dans une allocution télévisée diffusée sur la télévision iranienne. 

Il s’agit, évidemment, de la « reddition iranienne » qu’attendent les agresseurs américano-sionistes. Mais le plus important, sans doute, dans cette allocution, est l’annonce de la décision du Conseil de direction intérimaire de ne plus cibler les pays voisins, sauf en cas d’attaque à partir de leur territoire. Massoud Pezeshkian a confirmé que Téhéran n’éprouve aucune hostilité envers ses voisins, mais, au contraire, leur tend la main pour coopérer au renforcement de la sécurité régionale, les appelant à combattre les groupes terroristes qui cherchent à menacer la sécurité de l’Iran depuis leur territoire. On sait que, les pays du Golfe, qui abritent des bases militaires américaines,  avaient consenti des efforts auprès des Etats-Unis, bien avant le 28 février, pour empêcher Wl’agression contre l’Iran, mais les dirigeants américains ont choisi d’écouter le criminel Netanyahou. Maintenant, les pays du Golfe reprochent aux États-Unis d’avoir privilégié la défense de l’entité sioniste. En fait, la riposte iranienne a prouvé que les États-Unis n’ont été en mesure de défendre personne. Des médias ont rapporté qu’un officiel du Golfe a déclaré au Financial Times que les problèmes récents pourraient avoir un impact « sur les investissements dans les États étrangers ou les entreprises, sur le sponsoring sportif, les contrats et les investissements ».

Sur le terrain

Des images vidéos ont montré que le système de défense aérienne de l’entité sioniste a laissé passer plusieurs vagues de missiles iraniens qui se sont abattus sur Tel Aviv et montrent aussi que cette ville commence lentement à ressembler à Ghaza ; mais dans l’entité sioniste, tout reportage faisant état des destructions est passible de peines d’emprisonnement. En Iran, les manifestations grandioses qui se déroulent dans plusieurs villes indiquent un fort appui sur la mobilisation populaire pour soutenir les forces armées dans la défense du pays. Téhéran, qui en était, hier, à la 25ème vague de salves de missiles, parle de lourdes pertes subies par les États-Unis à la suite d’ attaques iraniennes. Au Liban, la Résistance libanaise a déjoué, hier matin, une tentative d’incursion sioniste aux abords de la ville de Nabi Sheet, dans la vallée de la Bekaâ, à l’est du pays, en attirant une force d’infanterie dans une embuscade soigneusement préparée et en engageant, avec l’appui des habitants des villages voisins, le combat contre elle. 

En Irak, le Comité de coordination de la Résistance irakienne a averti que toute attaque contre la sécurité des banlieues sud de Beyrouth, au Liban, portera atteinte aux intérêts américains dans la région. D’autre part, le chef de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), Bafel Talabani, qui a visiblement tenu compte des mises en garde iraniennes, a souligné la nécessité de recourir au dialogue pour résoudre les différends dans la région, insistant sur le fait que le Kurdistan irakien ne deviendra pas un champ de bataille.

Les crimes de guerre

Les États-Unis et l’entité sioniste, dans leur agression contre l’Iran, n’en sont pas à leurs premiers crimes de guerre contre les peuples; les Palestiniens en sont victimes encore aujourd’hui, mais aussi, dans un passé récent, les Vietnamiens, les Coréens, les Irakiens, les Afghans (avec la fable sur les « victimes collatérales ») et certainement d’autres à venir si cette machine meurtrière continue dans la même voie démentielle. S’exprimant devant la presse au siège de l’ONU à New York, l’ambassadeur iranien auprès des Nations unies, Amir Saeid Iravani, a affirmé que Washington et Tel Aviv « ne reconnaissent aucune ligne rouge » dans leurs attaques, qu’il qualifie « de crimes de guerre ». 

Dans le même temps, les Etats-Unis confirment sans cesse que rien ne passe avant l’entité sioniste, son instrument contre les pays arabes et musulmans. Les États-Unis ont approuvé une vente d’urgence» de bombes lourdes à l’entité sioniste. Le département d’État américain a autorisé, en procédure d’urgence, la vente à l’entité sioniste de 12 000 bombes aériennes pour un montant total de 151,8 millions de dollars, en contournant l’examen habituel du Congrès. Washington prétend que cette livraison vise à renforcer la sécurité de l’entité sioniste. Elles seront, comme c’est prouvé, utilisées pour tuer femmes et enfants palestiniens, libanais, syriens… 

M’hamed Rebah

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