Alors que plusieurs États, parmi les alliés de l’entité sioniste et des États-Unis, ont annoncé leur intention de reconnaître l’État de Palestine à l’occasion de la session annuelle de l’Assemblée générale des Nations unies à New York en septembre prochain, le Département d’État américain a annoncé vendredi que le secrétaire d’État, Marco Rubio, avait décidé de révoquer les visas de plusieurs membres de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de l’Autorité palestinienne (AP), dont le président de l’AP Mahmoud Abbas, à l’approche de cette session.
Ces restrictions signifient que Mahmoud Abbas ne pourra pas se rendre à New York pour prononcer son discours annuel, comme il le fait habituellement. Les observateurs rappellent que cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une série de sanctions américaines croissantes imposées en juillet dernier à des responsables palestiniens. Elle traduit le refus des États-Unis comme de l’entité sioniste, d’entendre la voix palestinienne, retentir au sein de l’institution onusienne, au moment même où partout dans le monde, cette voix est portée par les peuples libres. Selon l’agence de presse officielle palestinienne, Wafa, la présidence palestinienne « a souligné que cette décision est clairement en contradiction avec le droit international et l’Accord sur les sièges des Nations unies, d’autant plus que l’État de Palestine est un membre observateur des Nations unies ». En effet, l’Accord de siège des Nations unies de 1947 garantit la liberté d’entrée des chefs de délégation et des membres des États pour participer aux réunions de l’ONU. Mais, ce n’est pas la première fois que les États-Unis refusent de délivrer des visas à des personnes se rendant aux États-Unis en mission concernant l’ONU.
Ce fut le cas pour Yasser Arafat, en sa qualité de président de l’Organisation de la libération de la Palestine (OLP). La présidence palestinienne « a exhorté l’administration américaine à reconsidérer et à annuler sa décision, et réaffirmé le plein engagement de la Palestine envers le droit international, les résolutions des Nations unies et les obligations envers la paix », a noté Wafa. Vendredi également, Husseïn Al-Sheïkh, le vice-président de la Palestine, a demandé aux États-Unis de « reconsidérer et inverser » leur décision.
« Cette décision est contraire au droit international et aux règles et lois sur les sièges », a-t-il écrit sur X. Le ministère palestinien des Affaires étrangères a appelé le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, le Conseil de sécurité et tous les États membres à assumer leurs responsabilités et à intervenir d’urgence pour stopper la mise en œuvre de cette décision et à œuvrer à des solutions diplomatiques et juridiques garantissant la participation de la délégation palestinienne aux prochaines réunions de l’ONU. Le ministère a souligné que «cette décision ne remettra pas en cause la reconnaissance de l’État de Palestine par les États et ne compromettra pas non plus le consensus international visant à mettre fin aux crimes de génocide, de déplacement et d’annexion perpétrés contre le peuple palestinien».
Sur le terrain
La résistance palestinienne armée et populaire continue de faire face à l’agression génocidaire menée par l’entité sioniste. Vendredi, trois opérations distinctes ont été opérées par des résistants palestiniens. Dans cette situation, la psychose s’installe dans les rangs de l’armée sioniste dont les soldats ont peur d’être faits prisonniers par la résistance palestinienne.
Des médias palestiniens locaux ont fait état vendredi soir de « violents affrontements nocturnes entre des factions de la résistance et les forces de l’armée israélienne, progressant dans le quartier d’Al-Zeïtoun, au sud de la ville de Ghaza ». Quelques heures plus tôt, les médias sionistes ont signalé la mort de plusieurs soldats et de 11 blessés graves.
Quatre soldats étaient toujours portés disparus, et l’armée sioniste craint qu’ils n’aient été capturés par la résistance. Les médias sionistes ont décrit cet incident comme « le plus grave depuis l’Opération d’Al-Aqsa du 7 octobre 2023. Les médias sionistes ont également rapporté que l’armée avait activé le « Protocole Hannibal » qui consiste à empêcher l’enlèvement de soldats sionistes quitte à les tuer.
M’hamed Rebah