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ACCÈS INTERDIT À LA MOSQUÉE D’AL-AQSA : La Ligue arabe exige la réouverture de la mosquée 

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Le secrétaire général adjoint et chef du secteur Palestine et territoires arabes occupés à la Ligue des États arabes, Fayed Mustafa, a appelé dimanche la communauté internationale à exercer des pressions sur l’entité sioniste afin de lever toute interdiction visant les organisations humanitaires, médicales et de secours opérant dans les territoires palestiniens occupés. Cette déclaration est intervenue lors d’une rencontre au siège de la Ligue arabe avec une délégation de l’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières, conduite par sa représentante régionale Reem Moghith. Les discussions ont mis l’accent sur la nécessité de renforcer la coordination et la coopération entre la Ligue arabe et l’organisation médicale internationale concernant la situation sanitaire et humanitaire dans les territoires palestiniens occupés. Lors de cette rencontre, Fayed Mustafa a mis en garde contre les conséquences graves de la décision des autorités israéliennes visant à suspendre les activités de Médecins Sans Frontières dans la bande de Ghaza ainsi que celles d’autres organisations internationales. Selon lui, cette mesure empêche ces structures d’exercer leurs missions humanitaires et risque d’avoir des répercussions catastrophiques sur les opérations de secours. Le responsable de la Ligue arabe a souligné que cette décision priverait des centaines de milliers de Palestiniens d’un accès urgent aux soins médicaux, aussi bien dans la bande de Ghaza que dans la Cisjordanie occupée. Il a également averti que l’annulation de l’enregistrement de plusieurs organisations internationales par les autorités israéliennes empêcherait concrètement ces structures d’opérer sur le terrain, ce qui reviendrait à interrompre une assistance médicale vitale pour une large partie de la population. Les organisations internationales jouent en effet un rôle central dans la gestion et le soutien de nombreux hôpitaux de campagne et centres de soins de santé primaires dans la bande de Ghaza. Elles participent également aux interventions d’urgence liées à l’hébergement des déplacés, à la fourniture d’eau potable et aux services d’assainissement. Plusieurs programmes destinés aux enfants souffrant de malnutrition aiguë dépendent également de leur action. Dans ce contexte, Fayed Mustafa a averti que la suspension de leurs activités rendrait pratiquement impossible la réponse aux besoins humanitaires urgents à l’échelle requise, aggravant ainsi la crise sanitaire et humanitaire dans la bande de Ghaza et en Cisjordanie occupée.

Condamnation tous azimuts 

Par ailleurs, le Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel a condamné, dimanche, avec la plus grande fermeté la poursuite de la fermeture des portes de la Mosquée Al-Aqsa par les autorités israéliennes, empêchant les fidèles d’y accéder et d’y accomplir leurs prières et rituels religieux, en particulier durant le mois sacré de Ramadhan et les dix dernières nuits considérées comme particulièrement importantes pour les musulmans. Dans un communiqué consacré à la fermeture du sanctuaire situé dans la ville occupée d’El‑Qods, le Conseil a qualifié cette mesure « d’acte provocateur constituant une violation flagrante du droit international et du droit international humanitaire ». Il a également estimé que cette décision porte atteinte au statut juridique et historique existant de l’esplanade des Mosquées, connue sous le nom d’El-Haram al-sharif. Le communiqué souligne en outre que cette mesure constitue une provocation sans précédent aux sentiments de près de deux milliards de musulmans à travers le monde, tout en compromettant la liberté de culte et l’accès non restreint aux lieux saints.

Rejet des mesures sionistes à EL-Qods

Les États membres de la Ligue arabe ont exprimé leur rejet « absolu» et leur condamnation ferme de cette décision jugée illégale et injustifiée. Ils ont dénoncé les justifications avancées par les autorités sionistes, qui invoquent les développements sécuritaires dans la région pour maintenir ces restrictions. Le Conseil a également réaffirmé qu’Israël, en tant que puissance occupante, n’exerce aucune souveraineté sur les territoires palestiniens occupés depuis 1967, y compris la ville d’El-Qods et ses lieux saints islamiques et chrétiens. Dans ce cadre, les États arabes ont rejeté toutes les décisions et mesures sionistes visant à modifier le statut démographique, juridique et historique de la ville, ainsi que son identité arabe, islamique et chrétienne. Ils ont également réaffirmé leur soutien à la souveraineté de l’État de Palestine sur l’ensemble d’El-Qods-Est, considérée comme la capitale de l’État palestinien.

Appel à une action internationale

La Ligue arabe a enfin appelé la communauté internationale, notamment le Conseil de sécurité des Nations unies, à assumer ses responsabilités et à adopter une position ferme obligeant l’entité sioniste à mettre fin à ses violations et pratiques jugées illégales à l’encontre des lieux saints islamiques et chrétiens de la ville.

Les États membres ont également exigé la réouverture immédiate des portes de la mosquée Al-Aqsa aux fidèles et la levée de toutes les restrictions imposées aux Palestiniens souhaitant accéder à El-Qods pour y pratiquer librement leur culte, tout en appelant au respect des résolutions pertinentes des Nations unies relatives au statut de la ville et de ses lieux saints.

M. S.

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