ALI HAROUN DÉCÈDE À L’ÂGE DE 99 ANS : L’Algérie perd un moudjahid doublé d’un homme d’État

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Le moudjahid Ali Haroun, ancien membre du Haut Comité d’État, est décédé à l’âge de 99 ans, après un parcours riche en lutte pour l’indépendance nationale et au service de l’Algérie.
Le défunt avait été désigné membre de la commission fédérale du Front de libération nationale (FLN) en France, où il était chargé de la gestion des volets politique et médiatique. Il avait également pris part aux négociations et aux démarches diplomatiques visant à internationaliser la cause algérienne, ainsi qu’à la défense des droits des détenus et des militants algériens devant les tribunaux français. Après l’indépendance, il est élu député à la première Assemblée constituante, avant d’être nommé ministre délégué aux droits de l’Homme en 1991, puis membre du Haut Comité d’État durant la période 1992-1994. À la suite de cette douloureuse disparition, le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, a présenté à la famille du défunt, à ses compagnons de lutte ainsi qu’à l’ensemble de la famille révolutionnaire ses sincères condoléances et ses profondes marques de compassion. Il a prié le Tout-Puissant d’accorder au défunt Sa vaste miséricorde, de l’accueillir dans Son vaste paradis et d’accorder à ses proches patience et réconfort.

Le président Tebboune : « Le défunt restera dans l’histoire »
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a adressé, hier, ses sincères condoléances et exprimé sa profonde compassion à la famille du moudjahid et ancien membre du HCE, Ali Haroun. « C’est avec une immense tristesse et une profonde affliction que j’ai appris le décès du moudjahid Mohamed Ali Haroun, un des premiers militants et responsables de la Fédération de France du FLN, où il a assumé diverses fonctions liées aux aspects politiques et médiatiques, parallèlement à son engagement dans l’action diplomatique et dans le financement de la glorieuse Révolution de libération », lit-on dans le message. « Interlocuteur d’une rare élégance intellectuelle, auteur témoin d’importants événements, éminent juriste et grand avocat ayant défendu les détenus et les militants algériens devant les tribunaux français, le défunt restera dans l’histoire pour son engagement national, depuis son élection dans l’Assemblée nationale constituante, et pour son parcours d’homme d’Etat, en qualité de ministre et de membre du Haut Comité d’Etat », a poursuivi le président de la République. « Alors que nous faisons nos adieux au regretté moudjahid Mohamed Ali Haroun, je vous présente, ainsi qu’à toutes ses sœurs moudjahidate et à tous ses frères moudjahidine, mes sincères condoléances, vous assurant de ma profonde compassion et priant Allah Tout-Puissant d’accorder au défunt Sa sainte miséricorde, de l’accueillir en Son vaste paradis et de vous prêter patience et réconfort. +A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons+ », conclut le chef de l’État.
Ania N.