La participation algérienne en lutte féminine aux Jeux méditerranéens de Tarente 2026 s’est soldée par un bilan particulièrement décevant. Les cinq lutteuses engagées ont toutes quitté la compétition avant les demi-finales, sans parvenir à décrocher la moindre médaille. Un résultat qui pose forcément des questions sur le niveau de préparation et la compétitivité de la lutte féminine algérienne face aux meilleures nations méditerranéennes. En catégorie des 62 kg, Naouel Bahloul a été éliminée dès la phase de groupes après deux lourdes défaites. Elle s’est inclinée sur le score sans appel de 10-0 face à la Française Amelene Douar, avant de subir le même sort contre l’Égyptienne Mawada Badawi, également sur le score de 10-0. Une sortie particulièrement préoccupante compte tenu de l’écart affiché dans les deux combats.
Chez les 76 kg, Yasmina Bourguiba n’a pas davantage réussi à franchir la phase de groupes. Battue 4-0 par la Turque Koçak, elle s’est ensuite inclinée 3-1 face à l’Italienne Enrica Linardi, quittant ainsi la compétition sans victoire.
Les trois autres représentantes algériennes ont atteint les quarts de finale, mais aucune n’a réussi à poursuivre son parcours. Ibtissem Doudou, engagée dans la catégorie des 50 kg, a été dominée 4-0 par la Grecque Maria Gkika. Dans la catégorie des 57 kg, Achwak Takouk a subi une lourde défaite, 13-2, face à la Serbe Milica Perovic. Enfin, Chaima Chebila, en 53 kg, a été battue 7-0 par l’Espagnole Carla Soler.
Au-delà des résultats individuels, cette élimination collective doit interpeller les responsables de la discipline. L’absence de médaille et les écarts parfois importants constatés sur les tapis révèlent un déficit de compétitivité qu’il faudra rapidement analyser. Cette participation à Tarente doit surtout servir d’alerte et pousser à revoir la préparation, l’accompagnement et la stratégie de développement de la lutte féminine algérienne.
H. S.

