Accueil ACTUALITÉ TERRITOIRES PALESTINIENS OCCUPES : La répression sioniste s’intensifie 

TERRITOIRES PALESTINIENS OCCUPES : La répression sioniste s’intensifie 

0

Près de 40 journalistes palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons de l’occupation, tandis que plus de 250 ont été arrêtés depuis le début du génocide dans la bande de Ghaza. Parallèlement, une veillée organisée à New York en mémoire des journalistes tués à Ghaza a dénoncé les dangers auxquels sont exposés les professionnels des médias. Sur le terrain, les forces d’occupation sionistes poursuivent les démolitions de maisons et d’établissements palestiniens, tandis que les attaques de colons se multiplient en Cisjordanie occupée.

Plus de 250 journalistes arrêtés depuis le début du génocide

Le Club des prisonniers palestiniens a indiqué hier que près de 40 journalistes sont actuellement détenus dans les prisons de l’occupation, après l’arrestation du journaliste Muhammad Awad à Ramallah. Parmi les journalistes actuellement détenus figurent 5 femmes. Selon la documentation du Club, plus de 250 journalistes ont été arrêtés et détenus depuis le début du génocide, un chiffre qui comprend ceux qui sont toujours incarcérés ainsi que ceux qui ont été libérés par la suite. 3 autres journalistes sont également soumis à la résidence surveillée. Le Club des prisonniers fait également état de plus de 260 journalistes tués depuis le début du génocide, dont 2 dans les prisons de l’occupation. Le sort des journalistes Nidal Al-Wahidi et Haitham Abdul Wahid demeure par ailleurs inconnu, les deux hommes étant considérés comme victimes de disparitions forcées. L’organisation dénonce une intensification du ciblage des journalistes palestiniens à travers les arrestations, les poursuites pour ce qui est présenté comme de «l’incitation», ainsi que les violences auxquelles ils sont exposés dans l’exercice de leur profession. Elle affirme que cette politique vise notamment à empêcher la transmission des informations sur la situation dans les prisons de l’occupation et dans les territoires palestiniens. Les journalistes détenus sont en outre confrontés, selon le Club, à des conditions particulièrement difficiles, marquées notamment par la famine, les privations de soins, la torture, les mauvais traitements et les agressions sexuelles.

Une veillée à New York pour les journalistes tués à Ghaza

À New York, des militants et des partisans de la cause palestinienne ont organisé une veillée devant le siège du New York Times en mémoire des journalistes palestiniens tués pendant la guerre génocidaire dans la bande de Ghaza.Les participants ont dénoncé le ciblage des journalistes et appelé à tenir les responsables pour compte. Le rassemblement, organisé devant l’un des principaux médias américains, visait également à rappeler que la protection des journalistes relève de la défense de la liberté de la presse et du droit à l’information. Cette veillée s’inscrit dans une semaine d’événements consacrés à la mémoire des journalistes palestiniens tués à Ghaza, où un nombre sans précédent de professionnels des médias ont perdu la vie depuis octobre 2023. Les organisateurs entendent maintenir leur situation au centre de l’attention publique aux États-Unis et réclamer justice ainsi qu’une protection effective des journalistes dans les zones de conflit.

À El-Khalil, les démolitions se poursuivent

Sur le terrain, les forces d’occupation sionistes ont démoli hier une maison habitée dans la ville d’Al-Khalil, au sud de la Cisjordanie occupée. Son propriétaire affirme avoir été surpris par la démolition, sans explication ni avertissement préalable. Cette opération porte à trois le nombre de maisons démolies par les bulldozers de l’occupation depuis le début de la journée. Une maison à Silwan, à El Qods occupée, ainsi qu’une autre dans le village d’Al-Ma’sara, au sud de Bethléem, ont également été détruites. À Silwan, les forces d’occupation sionistes ont également démoli mercredi matin la maison d’un habitant palestinien dans le quartier de Bir Ayoub, au sud d’El Qods  occupée. Dans le village d’Al-Ma’sara, au sud de Bethléem, une maison de trois étages a également été démolie. Selon les données citées dans le rapport, 80 opérations de démolition ont été menées au cours du mois de juillet, touchant 165 installations, dont 80 maisons habitées, 8 maisons inhabitées, 63 installations agricoles et 11 sources de revenus.

La mosquée Ibrahimi fermée aux fidèles

Dans la ville d’Al-Khalil, les forces d’occupation sionistes ont par ailleurs fermé l’enceinte de la mosquée Ibrahimi, empêchant les fidèles et les visiteurs d’y accéder sous prétexte de fêtes juives.Selon les informations rapportées sur place, cette fermeture vise à permettre aux colons de s’emparer du lieu sous couvert de ces célébrations. Les forces d’occupation ont également effectué des perquisitions dans plusieurs maisons palestiniennes à Al-Khalil ainsi que dans les localités d’Al-Dhahiriya et d’Al-Samou’, endommageant leur contenu. Aucune arrestation n’a été signalée.

À Qusra, des colons assiègent une maison depuis quatre jours

Dans le nord de la Cisjordanie occupée, des colons ont poursuivi pour le quatrième jour consécutif le siège d’une maison palestinienne dans la ville de Qusra, au sud de Naplouse. Selon des sources locales, les colons ont encerclé la maison d’une famille palestinienne dans la région de Ras al-Ain, empêché ses habitants d’y accéder et installé une tente autour du bâtiment sous la protection des forces d’occupation. Ils ont également bloqué hier matin la route menant à la maison avec des pierres. La famille affirme subir depuis plusieurs mois des tentatives visant à pénétrer dans la maison et à s’en emparer. Les colons auraient notamment coupé l’électricité à plusieurs reprises, lancé des pierres contre l’habitation et organisé plusieurs sièges autour de celle-ci. Selon la Commission de résistance au mur et aux colonies, 2 256 attaques contre des Palestiniens, leurs terres et leurs biens ont été recensées en juillet: 1 458 menées par les forces d’occupation et 798 par des colons. La commission estime que ces chiffres illustrent une imbrication entre l’action militaire et les violences commises par les colons.

À Jénine, des commerces menacés de démolition

Au nord-est de Jénine, les forces d’occupation sionistes ont commencé hier à démolir plusieurs établissements commerciaux situés sur la route reliant le rond-point de Marj Ibn Amer au village d’Aaba, au niveau du carrefour de Haddad.Les routes menant à la zone ont été fermées pendant l’opération, perturbant la circulation et l’accès des habitants. Selon le responsable du dossier de colonisation dans le gouvernorat de Jénine, environ 40 propriétaires avaient été informés de la démolition une dizaine de jours auparavant.

Une pression qui s’étend aux terres et aux ressources

À Ras al-Ahmar, au sud-est de Tubas, des colons ont également attaqué une conduite d’eau alimentant les familles et les cultures agricoles. Une partie de la conduite principale a été détruite, privant d’eau une trentaine de familles palestiniennes d’éleveurs et affectant environ 8 000 dounams de terres irriguées. La région fait parallèlement l’objet de travaux de terrassement menés par les forces d’occupation pour la construction d’une route militaire de 22 kilomètres de long et 50 mètres de large, qui doit relier plusieurs points de contrôle et traverser la plaine d’Atouf et de Ras al-Ahmar.

Des prisonniers confrontés à des conditions « tragiques »

Dans les prisons de l’occupation, les détenus originaires de la bande de Ghaza continuent eux aussi de subir des conditions qualifiées de tragiques par la Commission des affaires des détenus et des anciens détenus.Selon son rapport publié hier, les mesures punitives et les restrictions imposées aux prisonniers se poursuivent, tandis que les conditions d’hygiène, de santé et de détention restent extrêmement difficiles. La commission rapporte notamment que l’utilisation des machines à laver n’est autorisée qu’une fois tous les 12 à 14 jours et que les détenus sont régulièrement soumis aux passages à tabac et à la répression.La surpopulation carcérale atteint également des niveaux critiques : certaines cellules accueillent jusqu’à 12 détenus pour seulement 10 lits, contraignant deux prisonniers à dormir à même le sol. La commission appelle les institutions internationales et humanitaires, notamment le Comité international de la Croix-Rouge, à intervenir afin de mettre fin à ces violations et de garantir aux détenus les droits fondamentaux prévus par le droit international.

Ania N 

Article précédentBILAN OPERATIONNEL DE L’ANP : Quatre éléments de soutien aux groupes terroristes arrêtés 
Article suivantPRES DE 600 KG DE CANNABIS PASSENT PAR BAB SEBTA (CEUTA) : Des agents publics marocains au cœur de l’affaire